mercredi 31 mai 2017

La liberté commence par une idée

La liberté n'est pas que dans l'action physique
Elle commence par une idée empathique
Elle prend racine dans son cœur, son éthique
Contre les préjugés et la pensée unique

Penser et réfléchir sont des biens si précieux
De là tout découle, le droit de voyager
Propriété, d'être équitablement jugé
De choisir sous ses cieux les chemin de sa vie

Croire ou ne pas croire et échanger ses idées
Pouvoir changer d'avis, fonction de la raison
Ou d'autres points de vue, jamais en trahison
Vivre sa vie en paix, toujours sans se renier

La subordination du travail devenant
Une équipe soudée, du plus haut au plus bas
L'intérêt de l'humain primant devant l'argent
Le collectif plus fort que de ces gains l'appât

La liberté d'être un idéaliste entier
Et vivre ses rêves, toujours se relever
Refuser l'injustice et rester indigné
Ne jamais fermer les yeux, pouvoir exister

Mon littoral

La vague déferle sur ma plage embrasée
Le froid de l'une vient calmer mes irruptions
Non pas figé, glacé, toujours mes émotions
Se terrant, cadavre d'un esprit dévasté

L'écume se répand sur mes rives salées
Comme autant de tâches sur un tableau de maître
Coups de pinceaux sur mon âme, puis se remettre
Mais avant les odeurs d'un corps décomposé

Les crabes gris marchent de travers sur mon sable
Comme certaines de mes pensées décalées
Avançant, longs couloirs, dédales dégagés
Me cognant ma tête, songes inconvenables

Le bernard-l'ermite se fige puis s'enferme
Dans son château, comme mon monde solitaire
Essayant de trouver dans son propre univers
Une raison de vivre, de son futur le germe

Balayé par les vents, mon littoral s'émeut
Des souvenirs bruyants en vers de poésie
Laissant glisser ses maux mais sans aucun oubli
Je suis un paysage en mouvement verbeux

mardi 30 mai 2017

Visite nocturne

Mon Ange Roxane, pourquoi cette visite ?
Je me suis trouvé au dépourvu, dédite
Tu es rentrée dans ma chambre, ce cœur rigide
Tes mots invisibles dans mon âme livide

Cette entrevue dura longtemps, mon esprit sourd
A toute raison, là, emprisonné d'amour
Mon Aigle fut tardif à me porter secours
Mon corps tremblait déjà telle peau d'un tambour

Tes ailes déployées dans mes songes bleutés
Venaient sur mon visage implorant m'étouffer
Je savais être en un rêve idéalisé
Mais ma passion luttait pour rester enfermé

Il aura fallu tous les cris de l'Aigle ami
Ses coups de bec, serres saisissant son esprit
Ce fantôme passé pour reprendre ma vie
Me réunir enfin, calmé, toujours proscrit

Puis, mon Ange envolé, j'ai ouvert grand mes yeux
Le troisième surtout, retrouver mon milieu
L'Aigle me consolant comme un ami précieux
Pour qu'à ce fantôme, je puisse dire adieu

Automatique : Quand l'orage gronde en nous

Quand l'orage gronde en nous
C'est un cheval au galop les yeux bandés
Il fonce droit vers la falaise des amours déçues
Il lui pousse des ailes pour mieux perdurer

Quand l'orage pleure sur nos cœurs
Assaillis d'éclairs, Zeus en colère contre notre cadavre
Cadavre, oui, car nous sommes alors déjà pourrissant
Rien ne pourra retenir notre chair sur nos os

Quand l'orage se calme, noyau du cyclone
Méfions-nous des oiseaux, ils se terrent
Ils savent que tout ne fait que commencer
Et nous nous repaissons de notre décomposition

Nous sommes notre propre diner
Auto anthropophage, affamé de colère
Véhicule sans frein à pleine vitesse
Attendant le grand boum, le grand splash

En voulant détruire l'autre, nous nous annihilons
En voulant haïr, nous nous détestons
Alors que le ciel est si beau, la mer si bleue
Le cheval peut être un compagnon de voyage

Laissons donc ces rituels inutiles de côté
Même blessé, nous serons plus fort
Notre pardon est infini, et rien ne peut l'altérer
Et notre vie sera de chair, de sang, de cœur

Le Soleil plonge dans le lac

Le Soleil plonge dans le lac de mes émois
Ils en rougissent, non de honte, de plaisirs
Le ciel embrasé voit l'ami voler, désir
De liberté, ailes déployées sans effroi

Le lac accueille cet astre si bienveillant
L'horizon les mêle, bonheur des amoureux
Sans aucune vague, attendant leurs adieux
Pour une nuit, longue, demain sera vaillant

Une fois englouti, la Lune prend sa place
Elle aussi reflète son aura magnifique
Magie ancestrale où l'homme puis l'éthique
L'espoir et les rêves glissant à sa surface

Le calme se répand, éclaire au plus profond
Le lac qui vit, qui est, l'avenir devant lui
En amont, son amour le remplit sous la pluie
En aval, ses ruisseaux déversent son pardon

L'Aigle plane au-dessus sans un bruit, sans un cri
Il voit même un reflet de lui-même et sourit
Demain s'élèvera à nouveau, en vigie
Chassant les orages, accueillant les amis

lundi 29 mai 2017

L'enfant tient dans sa main l'avenir de l'adulte

L'enfant tient dans sa main l'avenir de l'adulte
Il rêve à des mondes imaginaires et beaux
Il rêve à des bonheurs simples, parfois centuples
Il rêve, envoûte cet homme, ses idéaux

L'enfant ouvre ses yeux, lui montre l'infini
Il voit les étoiles, la Lune, son amie
Il voit la nature, les arbres pleins de vie
Il voit, lui enlevant cette canne blanche

L'enfant ouvre son cœur, sa quête de l'amour
Il rit, il pleure mais continue d'avancer
Il "est", intense et beau, ses passions sans contour
Il "est" et permet à l'homme de résister

L'enfant pardonne tout, n'a aucune rancœur
Il voit ces gents absents, plongés dans leur désert
Il voit les âmes bleues, riches, sans pesanteur
Il laisse le passé, vit le présent sincère

L'homme tient la main de cet enfant bien en lui
L'homme plonge autour ce regard blanc vers autrui
L'homme aime et pardonne, il est aussi esprit
L'homme "est" ce bel enfant, son âme et poésie

dimanche 28 mai 2017

Lune sur ce lac reflétée

Voici mes tempêtes dans mon crane isolé
Qui deviennent une simple brise d'été
Elle porte l'Aigle bien haut dans l'éthéré
Il me survole avec bienveillance, calmé

Je le fixe un instant mais le Soleil le cache
Regarde alors ce lac dont le plan est sans tâche
La Lune prend place, mon Aigle se relâche
Je peux voir, même loin, s'exprimer son panache

Ma barque héberge mon cœur là rassuré
Elle glisse sans bruit, la fureur éloignée
A la surface, mes iris à la nuitée
Acclimatées voient un visage questionner

Aucun son si ce n'est le souffle au fond de moi
Son regard indécis, est-ce un reflet d'émois
Enfouis dans mon âme, mon égo sans un Toi
Un souvenir bleuté susurré sans ma voix

Le temps se fige et mon Aigle plane léger
Le futur est une porte dont j'ai la clef
Joignant mes mains, Lune sur ce lac reflétée
J'observe mes pensées, mes pleurs, mes vanités

Alors je saisis ma plume et mon encrier
Et d'un seul mouvement, ma main vient dessiner
Mon poème se forme en vie sur mon cahier
Puis le temps reprend, je peux enfin respirer

Ego-Journal 71

Je vais m'inspirer d'une conversation avec quelqu'un que j'apprécie pour essayer d'expliquer qui je suis, comment je suis, car il semblerait que l'on se méprend souvent sur moi. Je ne dis pas que cet égo-journal remettra les pendules à l'heure, mais au moins aurais-je essayé...

D'abord, qui suis-je et pourquoi cet avatar Cyrano et ce symbole de mon blog : "Spleen et Idéal" de Carlos Schwabe ? Er pourquoi cette quête d'absolu ?

samedi 27 mai 2017

Automatique : L'Aigle me soignant, à sa façon

La douleur de l'autre s'empare de moi
Mon Aigle plonge ses griffes dans mon cœur
Je saigne abondamment et nage dans un lac rougi de larmes
Mon Aigle serre mon coup et étouffe ma raison

Je suis aveugle parmi les mal-voyants
Et je me jette contre les murs pour leur éviter de se faire mal
Je lacère mon âme pour ne pas devenir ce que je ne suis pas
Je pardonne mais je pleure, je saigne, je crie

L'Aigle relâche alors son étreinte et m'entoure
Ses ailes me réchauffent et me protègent de ma pluie
L'hiver s'est emparé de mon univers
La lumière respire encore en moi, tout au fond

Et l'Aigle de son corps abrite ma petite flamme
Je la vois se raviver, reprendre de la force
Je peux alors à nouveau sortir du gouffre
Je peux voir à nouveau et mon lac se calmer

Ma surface est à nouveau lisse, les émotions
Sont là mais elles passent et je les laisse aller
Mon chemin continue, mes pieds passent l'un devant l'autre
Pas après pas, l'Aigle en envol au-dessus de moi

Les inséparables, oiseaux merveilleux

Les inséparables, des oiseaux merveilleux
Qui vivent, exception, un amour éternel
Une fois en couple, leurs vies, bien que charnelles
Sont à jamais unies, et ce sous tous les cieux

Ils ne se séparent jamais, restent ensemble
Quelque soit le nombre des années écoulées
Quelle est cette magie qui les maintient soudés
Jamais une échappée pour que leur voies ne tremblent

Si l'un des deux vient à mourir, second miracle
Le dernier, fidèle, restera à jamais
Seul dans le souvenir d'un couple si parfait
Leur amour est unique et il en est le sacre

De nos jours, les humains passent de l'un à l'autre
Changent, telle chemise, un amour pour un autre
Produit de consommation où l'égo se vautre
Ce chemin n'est pas le mien, il  peut être vôtre

Tout comme ces oiseaux, mon cœur une fois pris
Je ne peux l'offrir car il ne m'appartient plus
Je demeurerais seul, mais resterais ému
Non triste mais vivant, car mon cœur reste épris

Je sais, le divorce est banalisé, fréquent
Mais permettez à mon cœur d'être différent

La plume du poète est son médicament

L'envie de hurler ses émotions, ses douleurs
Et son ventre étripé, écartelé sur place
L'avenir incertain, les doutes qui nous glacent
L'esprit accaparé, ensablé dans ses peurs

La plume du poète est son médicament
De l'âme et de son cœur, pour un instant, il rêve
Il vit, il existe, pour un instant la trêve
Du désespoir et ses rimes sont des onguents

Distance du papier, il reprend le contact
Avec la nature qui l'entoure, ébloui
Ses pieds encrés au Sol, toujours en harmonie
Ses vers donnent le La à l'opéra, son pacte

Il observe ceux qui souffrent et, compassion
Caresse leurs âmes, les poussant au voyage
En laissant derrière eux leurs biens trop lourds bagages
Espérant que leur cœur absorbe la passion

L'auteur ne peut savoir si son imaginaire
Ses réflexions sur le sens de la vie, l'amour
Sauront trouver écho ou resteront trop sourd
Pour les rares lecteurs de son petit bestiaire

Quoi qu'il en soit, il est crucial de partager
D'aimer, de pardonner et toujours d'avancer

vendredi 26 mai 2017

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe
Je ne peux chasser mes démons, mes fondations
Sans cesse ils reviennent dévoyer mes pulsions
Et je lutte, survivre encore avec ma verve

Chaque maux s'empare de mes lettres bleutées
Sur le papier doré de ma vie éveillée
Mais je les enferme dans mes rimes taillées
Pour que mon âme espère un avenir rêvé

Plus les vers s'enchainent, plus je ressens l'envie
D'aller plus loin, plus haut, partager cet amour
Ce pardon que j'applique à chacun chaque jour
Refusant le repli sur soi ou le mépris

C'est un combat sans fin dont je ne sortirais
Pas vainqueur, car bien trop d'ennemis partout
Mon temps est las conté et mes forces à bout
Qu'importe ! Je me bats ! Je me bats sans arrêt !

C'est inutile, en vain ? C'est bien plus beau sans gain
Combat solitaire ? N'en soyez pas si sûr !
Nous sommes une armée dont le cœur reste pur
Un jour peut-être mon chant sera un refrain

Je ne le verrais pas, mais je sème un futur
Que suivront mes proches, en leur âme et conscience
Pour enfin exister, refusant l'insouciance
Vivre et rester humain, sans peur et sans blessure

L'aigle m'entoure de ses ailes déployées
En m'emportant plus haut, proches de mes semblables
Me protégeant du froid et du vent qui m'accablent
Il brille au firmament, Lune de mes pensées

L'arbre s'élève

L'arbre s'élève, années après années, fécond
Ses racines loin dans la terre si fertile
Il puise sa force, son courage fragile
Dans ses fondations si subtiles, sa passion

O, il ne pousse pas droit, parfois tortueux
Il ne grandit pas vite, à peine perceptible
Pas bien haut, mais tout seul, pas bien beau, mais sensible
Ses feuilles absorbe le Soleil vertueux

Le vent le balaye, bruissement de ses branches
Et l'homme assis sous son ombre majestueuse
Profite, mélodie naturelle et heureuse
De cet instant de calme, enveloppant ses hanches

L'homme entraperçoit les rayons du Soleil
Jeux de lumière ornés de cent colorations
Du vert au gris, du rouge au brun, la création
De cet arbre résonne en lui, une merveille

L'homme aussi puise ses forces dans cette vie
Ses pieds ancrés au sol, sa raison affutée
Ses passions envoutées et son âme apaisée
Sa gorge est nouée mais son silence est écrit

Il n'est pas droit, parfait, il n'accomplit pas tout
Il se trompe parfois mais tend vers l'idéal
A force de rêver, s'approche des étoiles
Le calme de cet arbre emporte ses remous

jeudi 25 mai 2017

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 24/ (chapitre 26)

Chapitre 26

En pleine nuit, bien que profondément endormi, j'entends des bruits sourds devant la porte de ma chambre. Mes sens refont surface en un éclair, comme un signal d'alerte incendie vous saisit et vous pousse instinctivement à vous lever et prendre les décisions nécessaires.
Mon comguide ne me livre que des bribes de messages, la chambre devant être une forme de cage de Faraday, mes comme les voix sont devant la porte, le filtrage est incomplet.

Chimère illuminée

L'espoir, l'amour et la tendresse se mélangent
Alchimie du bonheur dans un espace temps
Hors de nos atomes, de ce monde dément
Corps contre corps, baisers sont des ponts vers nos anges

Le temps se suspend à nos lèvres amoureuses
L'espace est infini et nos navires prêts
A découvrir au sein de ce vide parfait
Des univers si bleus aux fleurs délicieuses

Les parfums des émotions emplissent nos poumons
D'effluves enivrées, diffusant l'avenir
Libérés, accomplis, plus q'un simple désir
Dissouts et fusionnés, mélodie d'un violon

Nous sommes un et deux à la fois, partageant
Nos âmes avides de l'autre, nos regards
Plongeant au plus profond, dressant notre étendard
Comme une pluie douce d'été, bouquet d'amants

Et si tout ceci n'est qu'un rêve imaginaire
Sa beauté illumine au plus profond mon âme
Redressant ma tête, un songe n'est pas un drame
Et ma plume glisse le long de ma chimère

Automatique : La rumeur gronde

La rumeur gronde, du fond de mes entrailles
Elle gravit toutes les strates de mes niveaux de consciences
Elle arpente chacun de mes nerfs, de mes veines
Elle frappe à la porte de mon cœur, fragile

La rumeur, écume blanche de mes émotions soufrées
Se fracasse sur mes faibles remparts que mon âme a construits
Elle ronge mes fondations, brisant les murs de papiers
Et pourtant, cette vague est mienne, elle ne m'est pas étrangère

Vivre et souffrir, pour savoir que l'on existe
Non pas physiquement, ni moralement, mais émotionnellement
L'amour m'est interdit, malgré mes efforts
Je ne peux que l'accepter et continuer d'aimer Roxane

Un ange irréel, magnifique, mais qui n'a d'existence
Tout comme les mathématiques dans l'esprit humain, que dans mon cœur
Science exacte puisque réalité dans cet amas de chair et de sang
J'ai cru, l'espace d'une vie, pouvoir vivre et aimer

Mais l'hiver m'a rattrapé, il est en moi maintenant
Mais mon cœur brûle d'un sentiment si fort
Que fondent toutes les neiges de la mort
Je vis, je pleure mais j'existe car je ressens

Je ressens donc je suis, vient compléter le philosophe
Penser n'est pas suffisant, ce n'est que la moitié
De mon humanité, les deux à égale valeur
Puisque le bonheur terrestre m'est interdit

Que celui-ci soit dans mes lignes, mes rimes
Allégeant mes doutes et mes espoirs dans une trace éphémère
Se renforçant pour exister pleinement, le temps d'un trait de plume
Trouver mon harmonie pour être ouvert au monde qui m'entoure

Blessé, mais debout et regardant droit devant vers le Soleil levant
Pleurant, mais gardant mes yeux ouverts sur le beauté éclairée par la Lune
Aimer pour accompagner ceux qui me sont chers
Pardonner pour alléger la vie de ceux qui m'offensent

Fleur des sables

Parfois dans le désert sort une fleur des sables
Elle résiste au vent sec et chaud, arrogante
On ne sait d'où elle tire son eau vitale
Hormis peut-être de la rosée fulgurante

Le scorpion, l'ignorant, son dard pointé en l'air
Accomplit son périple ancré dans la fournaise
Son squelette durci abritant l'éphémère
Une vie de combat, ce depuis la genèse

La fleur des sables offre à tout vent son pistil
Espérant rencontrer son doux prince charmant
Et engendrer des fils ou filles si subtils
Qu'ils fuiront la mort de cet environnement

Elle porte l'espoir là où la vie recule
Son parfum si léger parfois attire un vol
D'un insecte sorti d'on ne sait où, virgule
D'un cantique antique, le cœur comme symbole

Perdue dans l'univers, elle se tient debout
Arborant fièrement ses pétales dorées
Chaque jour elle s'ouvre encore et sans tabou
Pour affirmer son droit de vivre et d'exister

Pourquoi faut-il que l'homme embrasse le conflit ?

Pourquoi faut-il que l'homme embrasse le conflit
Lors que l'échange et le partage sont conscience
Pourquoi privilégier la haine et la violence
Lors que l'amitié et l'amour sont infinis

N'être pas que raison mais aussi émotions
N'être pas que passion mais aussi intellect
Nous sommes deux, yin yang, l'un l'autre se respectent
Et chercher l'harmonie et non pas l'affliction

Le chemin difficile où l'on peut trébucher
Se tromper, faire mal mais si l'on reste ouvert
Si l'on apprend chaque jour, nuit, de ses travers
Se relevant chaque fois, enfin avancer

Apprendre est notre atout majeur, évoluant
Notre conscience doit rester un garde-fou
Accepter les erreurs pour qu'on ne les rejoue
En phase avec son âme, l'impossible visant

Être et ne pas blesser, vivre mais laisser vivre
Souffrir puis aimer, pleurer et puis survivre
Sur le papier coucher ses larmes puis sourire
Son cœur faire rimer que la beauté enivre

mercredi 24 mai 2017

L'échange verbal est irrationnel

Que les mots échangés dans une discussion
Sont difficiles à appréhender souvent
Des rictus, des non-dits, des interprétations
Lors que ma parole n'a aucun paravent

90% de la compréhension
N'est que subjective, sans rationalité
Uniquement dictée par leur propre émotion
A quoi sert un cerveau s'il est asphyxié

Se détacher de ses pulsions, mais pas de marbre
C'est les admettre ainsi, les voir glisser sur soi
Être humain avec ses peurs, ses joies, ses larmes
Mais ne pas oublier sa profession de foi

Le mensonge et la haine envers qui que ce soit
N'est pas une base sur laquelle construire
Un avenir solide où l'on fait ce qu'on doit
Dans le respect et la confiance, c'est détruire

Refuse d'écouter, se refermer sur soi
N'a jamais permis de faire change le monde
Milles humains unis, à l'écoute des voix
Sont plus forts qu'un génie perdu dans sa rotonde

Souffrez ! Pleurez ! Aimez ! Mais ouvrez-vous aux autres !
Discutez, échangez, leurs idées face aux vôtres !

Chemin de vie

Certaines rebellions ne sont révolutions
En affirmant sa voix, cherchant sa propre voie
Exprimant un esprit révolté sans mépris
Qui veut croire en l'espoir d'un monde bien moins noir

Ouvrir sa réflexion n'est pas une affliction
Elle permet des choix, même portant sa croix
Son âme qui sourit aux lendemains épris
Il suffit de vouloir, l'autoriser à voir

Ouvert aux suggestions, jamais en soumission
Assumer tous ses droits, ne plus être une proie
Avancer dans sa vie sur un chemin moins gris
Ne jamais décevoir cet autre ou son miroir

Aucune religion, leurs codes des pressions
Poussant par nos effrois à perdre le sang froid
Goûter son libre-arbitre et croire en mes écrits
Embaumant, encensoirs, mes nuis, mes jours, mes soirs

Ma liberté d'action, de penser, d'émotions
Saura trouver l'emploi juste et sans surmoi
Rester humble, insoumis, pouvoir pousser son cri
Sortir du désespoir, l'eau du calice boire

mardi 23 mai 2017

Automatique : L'hiver est parti

L'hiver est parti, emporté par l'Aigle mon ami
Le printemps fleurit dans mes veines, accompagnant mes mains
Elles glissent sur le papier blanc comme mon espoir
Et mes lignes sont des rêves accomplis dans mon cœur

L'hiver est parti, je suis prêt enfin à vivre et exister
L'écriture guidant mes pensées et mes pensées mes écrits
Ma quête d'existence prend forme via ces rimes
Et porte aux nues ma délivrance et mon amour universel

Je refuse le combat, la haine et la violence
J'étais un soldat obéissant, prêt à tout pour sauver mon Ange
Je suis un médecin prêt à soigner les plaies de mes enfants
Je suis un conteur qui éveille leurs idéaux, leurs avenirs

L'hiver est parti, je vois les fleurs envahir mon esprit
Parfums de roses, de jasmin et de violette
Mon âme se plaît enfin à voir les jours à venir
Avec la chair de mon sang, qu'ils respirent ces baumes

L'hiver est parti, je voyage enfin, sortant de ma cellule
Mes mains sur le clavier ouvrant mon portail rouillé
Je regarde au loin, je vois leurs futurs envisageables
Et je les porte à bout de bras et de tout mon cœur

Je cherche à être un et uni avec ce qui m'entoure
Je cherche à être dans chaque instant plein et entier
Je cherche à être sans déraison ni colère
Pas un saint, mais un être humain, simplement

Je suis dans un train

Je suis dans un train qui roule vers l'infini
Je ne connais pas sa destination finale
D'autres passagers lors d'un arrêt incompris
Montent ou descendent mais ferment leur canal

Je suis dans ce train qui dévale les vallées
Les unes après les monts aux neiges d'antan
Assis seul sur mon siège, à part, bien isolé
Je vois des visages aucun ne regardant

Je suis dans le train qui file au travers du temps
Ce temps qui file et ne reviendra plus jamais
Dehors la nature resplendit le printemps
Mais personne ne voit ce spectacle de Mai

Je suis dans mon train qui fonce vers un futur
Que je ne prévois pas mais l'espère heureux
Dans l'autre wagon, je vois mes enfants si purs
Qui cherchent à trouver sens à l'odyssée bleue

Je suis dans notre train qui fuit un beau passé
Mais n'est plus que cendres sur lequel je bâtis
Pour eux et avec moi un jardin embaumé
Où les sentiments sont vrais, avec nos amis

Je suis dans votre train qui un jour vous prendra
A son bord pour porter vos espoirs au-delà
De vos capacités admises, beaux mantras
Vous redonner foi en votre âme, mandalas

L'aigle se pose sur mon épaule en ami

L'aigle se pose sur mon épaule en ami
Ses pattes sont douces, évitant de blesser
Ses serres affutées, regard vers l'avenir
Sa présence est chaude, son poids est si léger

Il reste silencieux, attentif aux émois
Qui me traversent sans trouver un point d'accroche
Une rivière qui s'écoule au fond de moi
Ni torrent, ni désert, et lui, il s'en approche

Il se désaltère, goûtant la paix mutine
Comme un clin d'œil à la vie avec mes espoirs
Il n'est plus terrible mais d'essence divine
Il me rassure et veille à me garder du noir

Du noir et blanc, il me montre cet arc-en-ciel
Parfois une pression légère à mon épaule
Me réveille en douceur, ma quête existentielle
Soulagée, affirmée, allongé sous un saule

Celui-ci non pleureur, ou un chêne empli de guis
Découvre qui je suis, aussi pour mes enfants
Je prends le temps de vivre accompagnant leurs vies
On ne nait pas père, on le devient, on l'apprend

lundi 22 mai 2017

L'océan bleu caresse ma frégate argentée

L'océan bleu caresse ma frégate argentée
Les flots clapotent le long des flancs assainis
Le pont reste sec et stable pour mes pensées
Le roulis disparu, je vois enfin ma vie

Les haut-fonds ne me font plus d'effroi comme avant
J'y vois une source de réflexions vitales
Je n'ai plus peur du noir, le bleu, le vert, l'argent
Se mêlent en mon âme en de milles pétales

Les rivages proches sont autant d'amitiés
Que je croise et salue, retirant mon chapeau
Libérant mon esprit aux vents doux initiés
Par ces amours simples, sans préjugé et beaux

Le vent caresse mes cheveux, si relâché
Et je profite du Soleil sans me bruler
Et je profite de la Lune bien-aimée
Mes vers glissent sur le papier, non écorchés

dimanche 21 mai 2017

Ego-Journal 70

Aussi loin que je me souvienne, j'ai été seul physiquement, moralement, amoureusement, sauf pendant une période, comme un interlude splendide et disparu. Mais j'ai aussi ressenti, contre mon gré parfois une présence qui tenait ma main, qui guidait mes pas et mes écrits.

Comme une vois, non pas intérieure, mais un guide, parfois doux, parfois violent ! Il m'obligeait parfois à affronter mes émotions, mes douleurs intenses, mes questions existentielles les plus profondes et les plus douloureuses. Ces moments étaient d'une souffrance extrême, mes écrits d'un abime affolant, entrainant ma raison dans une folie incontrôlée. Plusieurs fois, j'ai cru basculer dans la folie, me perdant moi-même, à tel point que j'ai voulu nier cette partie de moi-même, arrêtant brutalement d'accepter cette partie de moi-même, un robot sans sentiments assumés.

L'oiseau vole de branche en branche

L'oiseau vole de branche en branche, accomplissant
Son voyage éternel, sifflant son profond chant
Hymne à la vie sur Terre, empli d'espoir, d'allant
Ses ailes ouvertes sur l'avenir, charmant

L'Aigle noir observe cet oiseau sans humeur
Il contemple l'émoi de ce petit bonheur
Il ne le chasse pas, il le fixe avec grandeur
Ses serres sont fermées, seuls ses yeux sont d'ampleur

Le printemps emporte toutes formes de vies
Il inspire l'auteur, le sortant de sa lie
Des émotions sombres, réveille ses envies
Projette en son âme un souffle chaud qui sourit

Bien sûr les sombres maux s'accrochent à ses mots
Les lignes s'accumulent tel un prêtre dévot
Alternant les gouffres, les montagnes, là-haut
Mais les rimes soignent le cœur soufflant le chaud

Les rêves se voilent d'une volonté vraie
De vivre enfin en soi, avec les autres au frais
Un vent s'empare d'eux, les emportant au près
Des idéaux bleutés, Spleen orange à l'excès

Le poète dévoile ses larmes si fécondes
Non pour se renfermer mais s'ouvrir à ce monde
Il cherche ses mots lourds d'émotions, belle blonde
Qui se rappelle à lui, ses souvenirs les sonde

Parfois il s'écroule dans une fosse endiablée
Les douleurs intenses prenant son âme aliénée
Mais il sort du temps qui s'écoule en ses pensées
Et voit le Soleil, blond, son âme réchauffée

samedi 20 mai 2017

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 23/ (chapitre 25)

Chapitre 25

Le matin, je me réveille, ensuqué, comme si j'avais travaillé toute la nuit, tant physiquement que mentalement. Je ne comprends pas. Je ne me rappelle même pas de mes rêves. Je sens le comguide derrière ma tête qui frétille, comme un félin affamé, attendant sa nourriture quotidienne, prêt à partir en chasse s'il ne l'obtient pas.
Est-ce que je le contrôle vraiment ? Est-ce que durant mon sommeil j'en garde le contrôle ? A priori, ils ne sont pas conçus pour transmettre les signaux des rêves, car ce ne sont pas les mêmes ondes. Mais, celui-ci étant différent, le peut-il ? Et si c'est le cas, qui m'écoute ? Qui sait, à part Jean bien sûr ?

Automatique : Le vent

Le vent siffle dans mes oreilles
Il hurle les pleurs des moments passés
La Licorne se présente devant moi
Me demande de la suivre
Mes mes jambes refusent de bouger
Prisonnier de mon argile cuite
Mon cœur voudrait s'envoler avec elle
Mais mes racines pourtant pourries sont bien ancrées

Le vent souffle dans ma tête
Il emporte et soulève les espoirs déçus
L'Aigle se tait, il reste loin derrière
Caché dans les montagnes de mes pleurs
Je voudrais l'appeler mais ma gorge est serrée
Un cri rauque voudrait sortir
Mais c'est à peine si je peux respirer
Le couvercle de marbre de mon tombeau
Me pèse sur mon âme esseulée

le vent s'éloigne, laissant ma carcasse
Seule face à à la Camarde de mes émotions
Elle ne sourit pas, elle me fixe, elle attend
Non ! Je ne veux pas disparaître
Tel des atomes dans l'espace intersidéral
Vidés de toutes interactions

Le vent s'en est allé, seul mon souffle court demeure
Il vrombit dans la cage de mon esprit
Mon bateau s'est échoué, planté sur des rochers
Je ne peux plus bouger
Je ne peux plus respirer
Mais je veux vivre, exister
Et ce marbre qui m'oppresse

Les couleurs du monde

La Terre est bleue, soucis, solitude infinie
Ses océans salins, des larmes de chagrin
Ses plages, sables fins, un univers défunt
Sas falaises, un cri d'espoirs insoumis

Le ciel est gris, chargé de nuages glacés
De souvenirs passés ne pouvant essaimer
De nouveaux mots rêvés, la vie est clairsemée
De pluies fines souillées, poussant jusqu'à grêler

Le sol est sombre, enfoui, cachant ses replis
Des grottes effondrées au plafond étoilé
Des enfers initiés par des âmes viciées
Viens la chauve-souris fuyant le jour maudit

La cascade est blanche, prolongement d'un ange
Elle purifie tout, le corps, l'esprit debout
Elle nettoie la boue des humeurs, des tabous
Par son flux, déclenche l'amour en avalanche

Le Soleil est jaune, la Lune est las aphone
Les deux nous éclairent d'un feu ardent et fier
Si le ciel obère parfois leurs doux éclairs
Ne sont pas atones, centre de toute faune

Je l'aime encore et pour toujours

Je l'aime encore et pour toujours
Un souvenir qui fut, sera
Voyage ému et sans retour
Cris dans le vent, sans apparat

Mon navire contre les vagues
Des sentiments las esseulés
Les tempêtes sont, je divague
Perdant raison et isolé

Je l'aime encore et pour toujours
Mon avenir sera blessures
Chaque larme des maux d'amour
Pluie dans mon âme et sans futur

Ma plume éprise, ensevelie
Dans mon tombeau cachant mon corps
Aucune haine, aucun mépris
Mais exhalant mes mots dehors

Je l'aime encore et pour toujours
Je pardonne à mes vieux amis
Je ne veux pas de leurs secours
Son besoin, c'est vous, portant sa survie

Mes textes, noirs et colorés
Sont porteurs de ma guérison
Mes rimes sont ma liberté
Je vis, je pleure en ma maison

vendredi 19 mai 2017

Automatique : Blessure de mes rêves

L'Aigle noir ce matin s'est saisie de ma gorge avec ses serres acérées
Les griffes se sont plantées dans mon cou et mon sang coule comme mes larmes
Pourquoi mon double, mon ombre, mon regard discret agit ainsi violemment
Je pleure et mes larmes se mélangent à mon sang, coulant le long de mon corps

Une pluie rouge allégée s'enfuit de mon corps
Mon âme est déchirée, je subis des attaques dans ma tête
Pas de mon ami l'aigle, mais de l'extérieur
Mais pourquoi s'est il retourné contre moi

Je le regarde, il ne me répond pas, le silence demeure comme seul échange
Je dois entrer en moi, stopper l'hémorragie sentimentale
Stopper ce flux de douleurs, de sang et de larmes

Et je comprends, doucement, mais difficilement, avec tristesse
Je suis seul, abandonné par ceux que j'aimais
Malgré eux, peut-être à contre-cœur, et selon ma volonté

Mes larmes et mon sang se répandent sur le drap de mon lit
Allongé comme sur un lit mortuaire
Mais je suis vivant, et je veux exister et avancer

Je les aime, je leur pardonne

Et l'Aigle relâche son étreinte douloureuse et morbide
Son regard, toujours aimable, me sourit

Je les aime, je leur pardonne

J'ai pu blesser, sans le savoir, moi aussi
Je ne suis pas parfait, mes intentions étaient aussi pures que possibles
Je ne veux pas suivre cette voie de la violence
Je ne veux pas faire souffrir ni me venger

Je les aime, je leur pardonne

La lumière danse sur les arbres feuillus

La lumière danse sur les arbres feuillus
Elle éclaire ma face en kaléidoscope
De partout les couleurs de la nature affluent
Se mélangeant toutes, élargissant mon scope

Je ne peux détourner mon regard du spectacle
Ainsi offert à nu, mon âme en est émue
Hypnotisé par ces rayons tel un grand sacre
Je suis humble devant ces éclairs si ténus

Mon harmonie n'est pas parfaite, loin s'en faut
Car mon cœur ne connait que le sombre et le froid
Mais il se réveille et tend vers un bleu plus chaud
Ma vie prend des teintes nouvelles avec foi

Passer du noir et blanc à l'espoir arc-en-ciel
Prendra un temps certain, je reverrais l'hivers
Blanc ou le gouffre noir comme référentiel
Quelques fois, mais ce doux chemin n'est pas de pierre

Je change chaque jour, chaque nuit sans remord
Je pardonne sans même espérer un retour
Maintenant naturel, je ne fais plus d'effort
Restent parfois des pleurs qui me rendent plus sourd

Demain sera, Hier n'est plus, et Maintenant
N'est qu'une étape, le regard pointé devant

Douce musique dans ma chambre

Douce musique dans ma chambre, délaissé
Elle remplie l'espace isolé de mon cœur
Elle berce comme un rêve bien qu'éveillé
Me prend dans ses accords, elle allège mes pleurs

Chaque instrument est un autre qui me soutient
Un ami fidèle portant mon froid squelette
Ondulant mais vivant, dans un langage ancien
Me redressant, douceur, que jamais je m'arrête

Et la voix du chanteur me parle au plus profond
Elle vient me soigner, recouvrant mes blessures
D'un onguent plein d'amour, calmant ma déraison
Me redonnant l'espoir d'un lendemain azur

L'ensemble m'élève, corps et âme, empathie
Mais parfois la musique est un bruit de tambours
M'impulsant l'énergie nécessaire à ma vie
Le sang afflue partout, me jetant en plein jour

Tel chaman en transe, présent, passé, futur
Fusionnent dans l'espace implosé de mon être
Mes détresses se font nuages, me rassurent
Je peux sortir de moi, arrêter de paraître

Pour moi, la musique est le meilleur des remèdes
Elle évacue le noir poison de mes pensées
Pour les remplir d'un chant d'espoir de vie moins laide
Danse et tournoie, mon cœur enfin si apaisé

jeudi 18 mai 2017

Automatique : Ralentir le temps

Ralentir le temps pour voir passer les cavaliers
Les voir s'éloigner, au galop, fuyant ce monde
Ralentir les émotions pour mieux les apprécier
Les sentir s'écouler dans nos veines rouge vif

Perdre l'espace de vue pour aller plus loin
Plus haut que nos yeux nous portent
Et voir enfin qui l'on est, la vie dans son écrin
Affirmer son existence, assumer sa détresse

Les yeux brouillés, telle une omelette norvégienne
Glacés mais humides des passions perdues
Les mains cherchant dans le vide un contact
Un corps à embrasser qui s'est effacé dans le vent

Courir après ses rêves, et les accomplir
En prenant par le bras les êtres chers
Pour les conduire sur le chemin doré
Pour que leur conscience soit éveillée

Fuir les débats stériles mais échanger réellement
Ne pas haïr ni rejeter, mais pardonner
Ce voyage n'est pas facile, il est tellement plus simple de rugir
Mais la paix en soi et autour de soi se répand

C'est une valse idéalisée des âmes amoureuses
Ou amies dans un délice de notes harmonieuses
Mais le gouffre n'est jamais loin
L'enfer est une route qui descend sans effort

Le vent dans mes cheveux

Le vent dans mes cheveux, droit devant l'océan
J'observe les vagues déferlant à mes pieds
Chacune voudrait là m'emporter dans un temps
Qui n'est pas le mien, loin de mes terres souillées

Mais je reste ancré, mes pieds dans le sable dur
Elles me fouettent mes jambes par trop brulées
Par le Soleil vibrant, astre violent et pur
Et le souffle marin effritant ma cornée

Ce bruit de flux, reflux me berce doucement
M'isolant du reste dans ma tête apaisée
Mes sens dansent au rythme éternel et pesant
Des marées selon la Lune désespérée

Elle voudrait m'élever, tel Cyrano la-haut
Poussières d'étoiles sur mon manteau vieilli
Mais ne peut qu'éclairer mes nuits, mes idéaux
Laissant apercevoir l'écume qui jailli

Je peux rester ainsi des heures, immobile
Et pourtant voyageant dans des contrées lointaines
Où l'amour et la paix dont un monde subtil
Pardon universel et les âmes sans peine

L'aigle dans le miroir

L'aigle dans le miroir me fixe et me demande
As-tu fait de ton mieux ? As-tu la paix en toi ?
Je le fixe à mon tour, scrutant tous mes émois,
Mes souvenirs, actes. Je réponds avec foi

J'ai fait du mieux que je pouvais non sans défaut
J'ai parfois des regrets mais rien d'insurmontable
Je ne suis pas un saint mais calme mon égo
Rechercher la paix, pardonner à mes semblables

Et ta conscience, ami ? Ta déontologie ?
Je suis cette flamme qui m'anime en tout temps
Ne pas faire de mal, mais soigner l'âme amie
Respecter mon prochain, laisser les mauvais vents

Te crois-tu supérieur ? Ou te dénigres-tu?
Différent sans doute, mais je me dissèque trop
Pour ignorer que je ne suis ni moins ni plus
Je suis humain, pleurant, ni meilleur, ni plus beau

Connais-tu tes forces ? Connais-tu tes faiblesses ?
J'ai une logique solide et à l'écoute
Mais j'ai aussi en moi cette empathie, tendresse
Les deux réunies font ma foi et tous mes doutes

mercredi 17 mai 2017

Ego Journal 69

Ce matin, malgré ma peine, malgré les mensonges à mon égard, sans doute de bonne foi, mais tout de même sans fondement, des propos rapportés soient hors contexte, soient faux, je ne veux pas sombrer dans la colère ou la haine. Cela m'est maintenant impossible. Je veux vivre dans la paix et le pardon.

Ce n'est pas facile, mais c'est ma ligne de conduite, ma conscience qui me la dicte. Et ce chemin est tellement plus sain et agréable que l'autre, que je ne le regrette absolument pas. Je souhaite qu'un jour ceux qui ont pris un autre chemin, un jour, avec du recul, reprennent le chemin doré de la sagesse et de la raison.

La fleur de pissenlit attend le vent d'été

La fleur de pissenlit attend le vent d'été
Pour essaimer la vie au hasard des courants
Mon âme s'accomplie à son image, ailée
Découvrant le monde et tous ces cœurs bien vivants

Guidé par ma conscience, ouvrant plusieurs chemins
Mais sans me disperser, je m'envole au lointain

La Rose embaume, amour, son merveilleux jardin
Les butineurs vivant en harmonie autour
J'essaye au quotidien d'éveiller mon destin
Nageant dans mes vagues sans haine, sans détour

Ouvert à l'univers des possibilités
Je conserve mon cœur, central, pour me guider

Le roseau se courbe, luttant face aux tempêtes
Il ne rompt pas, se plie, enfin il se redresse
Mon esprit, ma raison subissent les défaites
Mais l'espoir demeure, avec toute sa richesse

A genoux, mains au sol, je me relève encore
Tant que mon rouge sang coulera dans mon corps

Il y a toi, moi, nous

Il y a toi, moi, nous
Ne reste que toi, moi
Nos vents soufflent mais où
Un monde empli de froid

Il y avait toi, nous
Notre amour envolé
Moi je reste à genoux
L'hyménée conservé

J'ai mon trésor, c'est toi
Je t'ai laissée partir
Car c'est ton propre choix
Respectant ton désir

Des moments avec toi
Je garde souvenirs
D'une vie sans effroi
Beauté et avenir

Tes souvenirs à toi
Sont glacés, amertume
Que le mal tu ne voies
Ton respect se consume

Ni saint, ni démon, moi
Des erreurs je commets
Mais j'apprends chaque fois
Ainsi m'améliorer

Il fut toi et moi, nous
Tu restes mon Saint Graal
Ne chercherais plus, fou
Quête sentimentale

Tu seras la magie
De mes rêves bleutés
Ma Roxane et amie
Au fond de moi gardée

mardi 16 mai 2017

La bête traquée

De tous côtés, le son de la curie s'élève
Ils foncent avec leurs lances toutes pointées
Vers la bête isolée qui se bat pour ses rêves
Sans jamais avoir fait mal aux êtres aimés

Pourtant les molosses aboient autour de lui
La bave aux joues, leurs crocs toujours plus menaçants
Les picadors font de son sang la pluie
Évitant de tuer, ils transpercent ses flancs

L'odeur du cadavre ravive les passions
Morbides du groupe qui redouble de haine
Briser sa vie, sa liberté et sa raison
Tandis que lui ne dit que ceci : je vous aime !

Les bourreaux resserrés assistent au délice
Des derniers souffles de la bête assassinée
Avant que ses yeux ne se ferment au supplice
Son râle exprime son pardon non limité

Certains font un pas de recul, se souvenant
De la bonté passée de la bête asservie
Maintenant baignant dans la marre de son sang
Une larme s'écoule en respect de sa vie

Jamais, même un instant, la bête n'a choisi
De rendre coup pour coup, elle a gardé ses griffes
Ne se veut pas martyr, ni un saint, mais en vie
C'est la fin du voyage à bord de son esquif

Mon chemin n'est ni le mensonge ni la haine

Les mensonges, propos non dit, avec excès
Déformés comme vrais, détournement du sens
L'oubli d'un passé pas si éloigné, des faits
Comment peut-on croire un seul instant ces offenses

Parfait ? Non ! Mais monstre ? Ceux qui croient ces outrages
Oubliant mon aide à leur endroit, dévoué
Désintéressé et évitant leur naufrage
Je pleure pour ceux-là, ne peux que pardonner

Leur chemin sans amour n'est pas le mien, Jamais !
J'ai aimé, j'aimerais, toujours ! Comment pourrais-je
Avoir de la haine ou vengeance qui m'effraie ?
Leurs souvenirs ont dû fondre seuls comme neige

Alors que je veux les voir aider leur famille
Je le leur demande, comment croire un instant
Que je dise plus tard le contraire et m'habille
D'un costume faux lors que ne sais qu'être franc

J'aurais pu les trahir, mais contre mes principes
Ma morale dicte ma conscience en tout temps
Je me souviens de tout, je pardonne l'acide
Car ne garde que le meilleur de ces moments

Comment font-ils, face à leur miroir, pour blesser
M'accuser sans preuve et en contradiction pleine
Avec l'histoire que chaque jour j'ai prouvée ?
Je prie pour leurs âmes, leurs consciences, Amen !

Je les aime, je ne veux que leurs biens, pourtant
Une simple rumeur dévaste des années
Sans même chercher si elle a un fondement
Si elle est logique ou si je suis aliéné

Je les aime et je souffre ainsi de les voir fuir
Je les aime et je pleure en mon âme pour eux
Je les aime et je leur pardonne leurs dédires
Je les aime et je les embrasse en un adieu

lundi 15 mai 2017

L'oiseau éternel

L'oiseau éternel se complet à me fixer
De son regard profond, tantôt fier, amical
Tantôt sombre et sinistre, emportant mon mental
Dans un pays tout neuf à mes yeux embrumés

Il est moi, je suis lui, nous sommes une union
Deux faces d'un même personnage ambigu
L'un invitant l'autre à se poser, mis à nu
L'autre s'envolant plus loin que mon horizon

Ni mal, ni bien, recherche intérieure de vie
Poursuivant ce chemin non tracé à venir
Regardant tout autour, les autres découvrir
Attraper cette main tendue ou dans l'envie

Ses ailes tout autant apportant la lumière
Des cieux illuminés au dessus des nuages
Tout autant me plongeant dans les sombres orages
De mes noirs errements, laissant pousser le lierre

Cet horizon offert me soulage, confiant
Aujourd'hui et demain, regardant le passé
Avec pardon, pour moi et les autres damnés
Un univers vivant et sain, amour, souriant

dimanche 14 mai 2017

Automatique : L'oiseau se réveille

L'oiseau qui était posé sur sa branche, immobile,
Qui avait arrêté de chanter pour sa belle
Se réveille doucement aux lueurs du jour

Il remue ses ailes et regarde le Soleil se lever
Comme un espoir nouveau, non pas de l'amour parti
Mais d'une vie nouvelle, où il pourra être dans son monde

Il a un rôle, il mange les fruits, transportant la vie avec lui
Pour un futur ailleurs, sans autre intervention

Il chante aussi à nouveau, mais plus pour les autres
Un chant mélodique qui emplie le cœur des individus

Il survivait, il commence à vivre
Il ouvre ses ailes et se plait à s'envoler au dessus des nuages
Que ses pensées ont construites malgré lui

Il flotte dans l'air, porté par les courants d'air chaud
Cet amour terrestre qui unit les différentes formes vivantes

Il se laisse planer, observant avec un nouveau plaisir
La plaine autrefois difficile, et maintenant plus belle

samedi 13 mai 2017

Ma plume pour seule arme

Le combat se poursuit, ma plume pour seule arme
Contre moi et la haine émise par ce monde
Je me bats, Don Quichotte, en ses plaines de larmes
Projeté dans la boue ou les étoiles, fronde

M'élever pas bien haut, peut-être, mais moi-même
Par la force du cœur, entraîner mes amis
Mes proches dans cette quête où l'amour sème
Des graines d'un futur où renaitra la vie

Mes rimes s'enchainent, passions de mon esprit
Explosant mes chaines, entrouvrant ma prison
Et les maux s'effacent parfois dans mes écrits
Laissant place à l'envie, soulageant ma raison

Chaque jour je prends mes larmes comme encrier
Des pages humides noircies de mes souffrances
Lavant mon âme ici bas recroqueviller
Mes mots libérant mon cœur par leur éloquence

C'est une lutte sans merci, il faut survivre
Exposer son être n'est pas facile ou gaie
Ses faiblesses en plein jour peuvent désunir
Le fragile équilibre autour de mon palais

Les vagues secouent mon fragile et grand voilier

Les vagues secouent mon fragile et grand voilier
Les vents le poussent de l'avant vers l'avenir
Le roulis me donne le tournis, un délire
Mais mes voiles tendues sont toutes déployées

L'écume sur le pont le rend glissant, sensible
Blanche telle mon ange enfoui dans mes désirs
Mes pas mal assurés, et mon âme soupire
Devant ces flots salins, mes émotions terribles

Je tangue, je m'accroche à mes doux souvenirs
La nausée est partie, me reste le pardon
La proue de mon vaisseau arbore la passion
Mon ange, chimère, décidant de partir

L'amour est éternel même s'il s'enfuit
Jamais ne quittera ma cabine, mon cœur
Si sa réponse est la haine, reste ma sœur
Jamais n'emprunterais ce trajet qui détruit

Le bateau fantôme n'abrite qu'un seul homme
Un homme seul mais dont l'esprit demeure en vie
Qui enfin se tourne vers les âmes amies
Ses enfants sur le quai du port, mon cœur résonne

J'évite les récifs et les larmes de fond
Filant sur l'océan de la vie avec espoir
Bravant les tempêtes, sortir de ces flux noirs
Pour vivre et être enfin, ensemble et en fusion

vendredi 12 mai 2017

L'aigle majestueux, éternel compagnon

L'aigle majestueux, éternel compagnon
Son vol magnifique, ses yeux étincelants
Plonge parfois sur moi ses serres en avant
Visant mon cœur blessé, soignant ma déraison

Parfois il me porte sur son dos au-dessus
De mes lourds orages, ses ailes déployées
Comme mon âme ouverte aux autres éloignées
A mon tour les aider, dépasser leur vécu

Si léger et si lourd, mon poids n'est pas un fardeau
Pour ce fidèle ami, toujours présent là haut
Son cri me réveille parfois des sombres mots
Spirales infinies trainant mon cerveau

A son regard perçant, je ne peux rien cacher
Ni faux-semblant, ni doute, il voit tout, il sait tout
Je n'essaye pas de mentir, je suis debout
Face à lui, tout entier, je peux tout lui conter

L'aigle fut toujours là, résonance interne
De mon existence, mon âme questionnée
Mon esprit secoué et mon corps agité
Il sera toujours là, me préservant du terne

La vie ne m'apprend rien

Un jour, quelqu'un a dit : la vie ne m'apprend rien
S'enfermer dans sa tête, un caveau de soupirs
Isolé, sans parler, et tout près du délire
L'effondrement est proche, absence de soutien

Mais si l'on ose aller vers les autres, prudent
Doucement, honnête, la vie même détruite
Prend une autre couleur, l'histoire une autre suite
Les échanges riches de fleurs, de doux moments

La vie nous apprend à survivre et à aimer
Les larmes ne sont pas un mal mais un sourire
En devenir, espoir d'un lendemain. Respire !
Ouvrir ses poumons aux parfums d'humanité !

Vivre n'est pas facile, affronter ses démons
Savoir faire un pas de côté pour changer d'angle
Et avoir un autre regard sur ce qui nous étrangle
Accepter de rêver un monde plus fécond

Chacun prend son chemin, et peut choisir son train
Sans dérailler, vivant, parfois en s'enfonçant
Dans les abimes d'un cœur blessé et sanglant
Parfois dépassant les nuages du chagrin

Espérer est un choix, contre les éléments
Déchainés entourant nos vies sans avenir
Se relever encore, ancrer son devenir
Ne pas rester tout seul, en pensées, au présent

(inspiré de Daniel Balavoine : La vie ne m'apprend rien)

jeudi 11 mai 2017

Le théâtre est-il moins vrai que le quotidien

Le théâtre est-il moins vrai que le quotidien
Tous ses masques, ses fards et tous ses jeux de rôles
Sont à l'image de la vie, triste ou bien drôle
Émotions surjouées ou espoirs des mots si anciens

Le comédien survit grâce à son personnage
Il hurle, il crie, il pleure un amour disparu
Il se lève et combat pour son honneur perdu
Il est fier, il est lâche, en fonction de ses pages

Est-ce un mensonge ou bien sa propre vérité
Ni faussé, ni moins vrai que ces codes sociaux
Que nous font prisonnier de ces mondes rivaux
Où l'âme et le corps sont tués d'avoir été

Comique ou saltimbanque, il vit son aventure
Libéré de ses fers, le temps d'un beau voyage
Il souffre et rit, comme un voilier sans paysage
A perte d'horizon, il sourit au futur

L'amour est une joie quand il vit

L'amour est une joie quand il vit, un échange
Il flamboie dans le ciel, là, parmi les étoiles
L'avenir est superbe et il tisse sa toile
L'homme regarde sa femme tel un doux ange

Mais quand l'amour s'éteint, dans un nuage orange
Le bateau devient ivre, englouti par la peine
Le futur se dissout, la perte de l'Éden
L'homme oublie les codes et pleure son archange

Un homme n'a pas droit à ses larmes salines
Selon la société, indifférente et forte
Pourquoi donc faudrait-il ignorer l'amour morte
Et ses joues des vallées où s'écoulent ses rimes

Ses mains cachent, honteux, son visage abimé
Mais l'homme souffre aussi, il n'est pas fait de marbre
Il a un cœur pourtant, ne porte pas qu'un sabre
Seule sa fin verra ce marbre l'enfermer

Le poète n'est pas cette bête insensible
Cas où vous voudriez le ranger à jamais
Il pleure, il vit, il souffre, affirmant son palais
O$ son âme libre ressent tout l'indicible

mercredi 10 mai 2017

Automatique : L'oiseau bleu

L'oiseau bleu se pose sur la branche de la vie
Il pépille à tout vent, appelant son amie
Il chante, face au souffle chaud qui réchauffe son corps
Il attend ici patiemment et ne saurait partir

Son ange ne volera plus à ses côtés
Elle a décidé la migration vers d'autres cieux
Et lui, continue d'expulser ses émotions
Un chant magnifiquement triste et sans espoir

L'arbre qui le porte, comme pour le réconforter
Plie ses branches pour l'abriter de la pluie saline
Qui commence à fondre sur son feuillage
L'arbre centenaire vit et sa sève est une magie

Elle coule derrière son écorce, en apparence dure
Mais au fond, il est touché par ce compagnon ailé
Il lui apporte ses fruits doux et sucrés
Et l'oiseau bleu, un peu réconforté, regarde au lointain

Ecrire

Écrire, des mots, des phrases, écrire encore
Écrire, des maux, l'extase, écrire toujours
Écrire mes rêves, écrire mon amour
Écrire mes doutes, écrire mon essor

Puiser dans mon âme ces lignes alignées
Coucher mes sentiments sur ce papier ambré
Exposer mes espoirs dans ces soupirs rythmés
Faire vibrer mon cœur dans ces sonorités

Écrire mais vivre, non comme un vieil hermite
Écrire pour vivre, croire en l'humanité
Écrire et partager, s'ouvrir, communiquer
Ne pas finir rangé, bouffé par les termites

Imaginer qu'un jour, quelqu'un prendra, curieux
Ce livre, feuilletant quelques pages noircies
Et surpris, l'emportera, le lira, enrichi
Puis il passera, de mains en mains, si fougueux

Je rêve une illusion ? Peut-être ! Mais rêver
C'est repousser plus loin ses limites. C'est Être !
Écrire, c'est rêver éveillé sans paraître !
Écrire, c'est vivre pleinement et oser !

La rivière coule au fond de cette vallée

La rivière coule au fond de cette vallée
C'est un bruissement tel le vent dans les feuillages
Arbres centenaires, la nature sans âge
L'eau pure poursuit sont chemin sans s'arrêter

La vie est partout, se faufilant dans ces courants
Rien ne peut abimer cet espace idéal
Si ce n'est les sombres pensées de ce rival
Ou ce qu'il croit être, l'homme sans lendemain

Assis au bord de l'eau, un autre, là, contemple
Ce tableau idyllique en lequel il se plonge
Il ne s'attache pas à ses tristes songes
Ses idéaux en phase avec ce lieu, ce temple

Vivre l'instant présent plutôt que le passé
Suivre cet avenir à l'image du flux
Sans interruption, sans haine, son âme nue
Le pardon est plus fort, l'amour non limité

Il n'oublie pas mails il poursuit son long chemin
Lors que l'autre reste prisonnier de sa rage
Impuissant à prendre le contrôle des pages
Qui restent à écrire où l'espoir est défunt

Le second n'est pas un sage, non plus parfait
Mais il vit son rêve, refusant tout excès
Quel exemple suivre ? Chacun ses choix, de fait
Le mien, tenter de le suivre encrée dans mes traits

mardi 9 mai 2017

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 22/ (chapitre 24)

Chapitre 24


Au matin, passé le petit-déjeuner habituel, rituel d'une prison dorée, je me dirige vers la salle commune au bout du couloir. Je m'attends à retrouver très vite "le chef", qui est sensé m'apporter quelque chose "pour me mettre en confiance". Mais en confiance pour quoi faire ? Car je me doute que ce n'est pas qu'une question d'amitié mais d'intérêts...

Être père

Quoi de plus beau, père, que de voir ses enfants
Rêver leur avenir, tenter de réaliser
Ce qui les tient à cœur, et de les écouter
Parler de leur monde intérieur si présent

Ne pas chercher à les diriger, libre arbitre
Mais les conseiller sur leur propre aspiration
Les soutenir et les aimer sans rétention
Sur tous les plans, malgré le contexte si triste

Ils ont de la chance que leur mère et leur père
Les aiment, les aident, malgré l'amour martyr
J'ai appris au fil des années à devenir
Ce père, tâtonnant, d'erreurs puis en repère

Je me suis construit en même temps que leur vie
On ne peut pas être le meilleur des parents
Mais chaque jour ou nuit, à leur contact, j'apprends
Voilà des années qu'ils sont mon centre, magie

Et quand, leurs yeux fixés sur moi, je les ressens
Émus, reconnaissants, en confiance et si libres
Me dis, même imparfait, via leur âme qui vibre
Nous touchons le bonheur, découvrant notre essence

Automatique : L'aigle parfois lacère mon âme

L'aigle parfois lacère mon âme
Mais nous nous connaissons et sommes frères
Je vole parfois avec lui, glissant sur les courants chauds
Au-dessus des nuages de cette vie attristée

Il ne cherche pas à interpréter
Il prend mes vers pour ce qu'ils sont
Il ne cherche pas les sous-entendus, inexistants
Son regard perçant sais que ma poésie est au premier degré

Il n'est pas moins critique
Mais pour me pousser à m'améliorer, exister et vivre
Cette force qu'il partage, m'emporte en dehors de mes oripeaux
Les tempêtes, je les traverse, droit, debout

Et si parfois je mets un genou à terre
Son cri strident le relève

Pourquoi est-il l'un des rares, si proche, à me connaître
Pourquoi faut-il que l'on me juge sur ce que je n'ai pas écrit
Pourquoi n'aurais-je pas le droit d'être humain
Perfectible et capable de souffrances

Ses ailes parfois m'entourent, pour me protéger de la pluie
Mais je dois aussi avancer par mes mots
Pas après pas, soigner mes maux pour être qui je suis
Amant, parent, humain, avec ses doutes et ses espoirs

lundi 8 mai 2017

A mon Ange, A la voie du cœur

La stupeur envahit mon esprit désolé
Lors que mes intentions sont emplis de respects
On m'accuse, on me condamne sans procès
Et les griefs n'ont pas lieu même d'exister

Lors que j'ai fait tout ce pouvais accomplir
Lors que je demande la communication
Afin de résoudre en paix la situation
Ce qu'on me reproche est si loin de mes désirs

Je ne cherche aucune vengeance car je l'aime
Je ne veux aucune humiliation ni guerre
Le désaccord peut ne pas conduire à la l'enfer
Je refuse en mon âme et conscience la haine

Le respect et l'amour me dictent ma conduite
Nus avons tous des droits, les exprimer est sain
Jamais ne salirais l'honneur, restant serein
De mon Ange, quelques puissent être la suite

Comment imaginer une seule seconde
Que je puisse être vil, lors que je veux la paix
Tant de sous-entendus interprétés, excès
Lors que ses pensées ne sont pas miennes, immondes

Je ne suis pas parfait mais veux m'améliorer
J'ai pu me tromper et le premier à l'admettre
N'est pas arrogance que croire aux rêves, être
Je voudrais tellement vivre en sérénité

Je sais que ces mots ne sauront calmer ma sœur
Car elle a choisi un chemin couvert de douleurs
Je suis moi aussi un être humain qui pleure
Mais je conserverais ma voie, celle du cœur

L'oubli n'est pas de mise

L'oubli n'est pas de mise, il est un lent poison
Qui vient pourrir nos vies, en refusant d'apprendre
Se souvenir n'est pas un mal, ou pour comprendre
Ou pour garder les bons instants, les floraisons

Effacer le passé conduit l'humanité
A répéter toutes ses erreurs, ses errances
A rejeter les grands cœurs purs, en résistance
Contre l'aveuglement de cette société

L'oubli ne soigne pas l'amour déchu, vaincu
Il contribue à des extrêmes inutiles
Se souvenir est un pas qui n'est pas futile
Il reconnaît l'autre, ses choix, même reclus

Aimer est une rose éternelle et cruelle
Elle a des épines mais elle a un parfum
Qui ne saurait partir, tout comme les embruns
Que l'océan de vie porte en ses vagues belles

Alors on est blessé, on saigne, chaque maux
Nous projetant dans des abysses des plus sombres
Nous ne sommes parfois qu'un reste de notre ombre
Se souvenir conduit à les transcrire en mots

L'apprenti poète veut retrouver cet air
Si pur, passé, vécu, le métamorphoser
Si possible, tendre, en universalité
Et vivre sans remords, préservant ce mystère

dimanche 7 mai 2017

Pourquoi l'amour

Pourquoi l'amour est-il source de tant de plaies
Pourquoi l'amour n'est pas cette promesse belle
D'une éternité de deux âmes là en paix
Pourquoi la haine vient avec ses décibels

Je conserve en mon cœur cet Ange disparu
Qui jamais ne mourra, même si la vie froide
Ne me laisse que son fantôme, une âme nue
L'amour n'est qu'un rêve, milles joues en myriades

N'est pas un souvenir mais une douce empreinte
Gravée à tout jamais, vivante et chaleureuse
C'est la vie réelle, perspectives défuntes
Qui porte souffrances, remord, fossoyeuse

Mais je m'accroche à mes rêves comme à la barre
De mon navire ému, guidant mes pas, fragile
Sur un chemin d'espoirs, de pardons, sans amarre
Voguant libre, heureux, malgré ma sombre argile

L'amour ne peut être désespoir s'il est vrai
L'amour est la promesse infinie de la vie
Et s'il n'est plus commun, s'il devient un secret
Il transporte notre âme en ses douces prairies

Automatique : Le vent dans les cheveux, les idées claires

Le vent dans les cheveux, les idées claires
Les sentiments amoureux toujours vivants
L'Ange archétype se maintenant dans mon cœur
Peut importe les haines, les insultes, je pardonne

La Lune brille au fond de moi, cette petite flamme
Chacun de nous possède cette lumière intérieure
Elle est fragile, il ne faut pas souffler trop fort
De peut qu'elle ne s'éteigne, pas des pulsions malsaines

Le Soleil ravive le sang qui coule dans mes lignes
Comme autant de rêves devenant des espoirs à réaliser
Ses rayons illuminent mon chemin le jour
Tandis que la nuit, la Lune m'accompagne, douce amie

Je vis, je pleure, je ris, je meurs
Mais le tout est d'être cohérent, avec sa conscience
Que son âme puisse enfin s'ouvrir et ne pas fermer les portes
Nous ne sommes pas des êtres vivants isolés

La société nous impose des codes parfois réducteurs
A nous de vivre avec ce monde, de le transformer
Non pas celui terrestre, mais celui humain
Que cette humanité progresse enfin

Les vagues sur mon rivage m'inspirent l'éternité
Sans cesse elles viennent caresser notre plage
Notre monde intérieur, parfois violemment, parfois tendrement
Je ne suis pas parfait ! Mais chaque jour, je veux être une homme meilleur

La rosée perle sur les champs des amours purs

La rosée perle sur les champs des amours purs
Elle s'accumule tout au long des pétales
Suivant la naissance de l'astre qui dévoile
Ses rayons matinaux, renouveau d'un futur

Elle rejoint la vie profonde de ces fleurs
Qui s'ouvrent aux désirs, exhalant leurs poèmes
Comme autant de senteurs d'un naturel, bohème
Le souffle de l'air frais les sort de la torpeur

Elles ont des couleurs multiples, arc-en-ciel
De la diversité, unies dans la vallée
D'émotions salines, oubliant le passé
Se ressourçant toujours chaque matin de miel

Une parmi toute est ma préférée, parfaite
Cette rose rubis dont le parfum embaume
Mon âme inassouvie, et approchant mes paumes
De sa corolle osée, pleurant de ma défaite

Ainsi mes larmes vont s'unir à la rosée
Mon cœur parfois blessé par ses dures épines
Mais je suis enivré et je la veux câline
Lorsque le Soleil fait son retour embrasé

L'orage s'est calmé

L'orage s'est calmé, il laisse place enfin
A des vents plus légers, et portent les semences
D'un avenir possible envoutant mon enfance
Enfin pouvoir suivre cette voie, un refrain

Les feuilles des arbres bruissent d'une musique
Qui comble mon âme, des notes harmonieuses
S'enchaînant dans mon cœur, aux émotions précieuses
Révélant des roses de couleurs si magiques

L'alizé caresse la surface du lac
Ma plage est sereine, les vagues adoucies
Mes songes se lovent dans ce sable indécis
Se réchauffant sous les rayons du zodiaque

Mes pensées renaissent et prennent leur envol
Je peux enfin tenter de poser mes empreintes
Dans ce monde égaré, insoumis, labyrinthe
Espérer le futur, la vie en hyperbole

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 21/ (chapitre 23)

Chapitre 23


Me voilà au petit matin, petit déjeuner servi dans ma chambre... Pour un peu, je me croirais à l'hôtel si le n'était pas aussi froid !
Je finis cette nourriture du matin et je me dirige à nouveau dans ce couloir, vers la salle commune où je sais déjà que l'on m'attend. Mais je ne sais pas "ce" qui m'attend.

samedi 6 mai 2017

Ego Journal 68

Aujourd'hui, je voudrais partager une vision personnelle de "ma" philosophie de vie. Je ne suis pas un spécialiste, je ne suis qu'un homme qui tente de se construire, d'avancer dans ce monde qui me fait parfois mal, mal de vivre...

Rêver ou vivre, est-ce si différent ? Bien sûr, en rêve on vit ce qu'on ne pourrait peut-être pas vivre, mais sans ses rêves, pourrait-on vivre sa vie ? Espérer ? Avancer ?
Être entier, en accord avec soi-même, avec un conscience la plus claire possible est un effort quotidien. Chaque jour être un meilleur homme qu'hier.

Non pas être "le meilleur" ! Ceci est une illusion, combat de coqs, esprit de compétition qui ne conduit qu'à des blessures, des victimes collatérales... Non, tenter de devenir meilleur soi-même chaque jour, pour être et en phase avec les autres âmes que l'on croise.

Plusieurs philosophies tendent vers cette illusion, cette quête infinie que l'on ne peut vraiment atteindre. Elles sous-tendent par exemple des arts, notamment en Asie : la cérémonie du Thé, le Iaï-do, le taichichuan... Beaucoup d'entre elles héritent du Zen, pour sa partie philosophique.

Automatique : La tendresse de l'espoir

La tendresse de l'espoir se confronte à l'hivers des déceptions
Le froid des échanges incompris
La glace des quiproquos et faux-semblants
Emprisonnent mon esprit dans une congélation mortuaire

Mon âme brule d'amour et de paix
Mais saura-t-elle conjurer le sort des rivages assombries
Pour emprunter le chemin doré
Pas après pas, l'important est l'amour

Les pieds sont fragiles, les jambes sont lourdes
Mais la tête est droite et l'avenir en visé

Les chevaux continuent de tirer ce char lunaire
Vers les monts de la connaissance de soi-même
Ils ne sont pas fourbus, les rimes succédant aux mots
Ils ne sauraient m'abandonner dans ce désert humain

Les oasis se succèdent, comme autant de bougies dans le vent
Elles me donnent à boire, insufflant l'énergie de la vie

Le désert n'est pas mon ennemi, il est moi
Et je suis un tout, protéiforme, unifié autour de mon être

Vivre et aimer, Exister et souffrir
Ce sont des chemins parfois plats, parfois rocheux
Parfois des torrents de laves brulants mes angoisses

L'histoire ne fait que commencer
Le dormeur s'est réveillé

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 20/ (chapitre 22)

Chapitre 22


Au début, je ne vois que ce que j'ai vu auparavant. Des groupes sont formés, leurs échanges sont parfois cohérents mais hésitants, ou au contraire des échanges absurdes sans fondement de pensées.

J'évite du regard le groupe où se trouve "le chef". Ganelon me surveille toujours du coin de l'œil. Il respecte à la lettre les consignes qui lui ont été données.

Vautours, aigles, démons, je me bats

Vautours, aigles, démons tournent autour de moi
Ils attendent pour me saisir quelques faux pas
Qu'importe le nombre ; je me bats, je me bats
Et lorsque la Lune me voit, je me déploie

Chapeau sur la tête, le crayon dans la main
Mes lignes s'envolent loin de leurs noirs regards
Les rimes s'enchainent pour ceux-là sans égard
Les vers se prolongent, espoir d'un lendemain

Je n'ai pas une épée mais de l'encre pour arme
Non violence ne veut pas dire résigné
Chaque mot est un coup, contre leurs cris, porté
Je rejette la haine et préfère le charme

Une vie sans regret, non des remords pesants
Des amis limités en nombre mais réels
Qu'une flottille de biens pensants infidèles
Croire en l'autre, ce qu'il est, non ce qu'il prétend

Vautours, aigles, démons, vous pouvez là tourner
IL faudra bien qu'un jour vous vous reposiez
Abandonnant l'œil froid toujours me surveiller
Je me bats, je me bats, jusqu'au bout, pour rêver


Vogue l'espoir ! Vogue !

Vogue l'espoir ! Vogue ! Ainsi loin que tu peux !
Ouvre tes voiles et tient bon le gouvernail !
Ta vie est à portée de vue tout en détail.
Vigie, scrute l'horizon ! Garde le cap heureux !

Les tempêtes peuvent faire se fracasser
Les vagues sur le pont, tenez bon les marins !
Le bateau peut tanguer, les vents être salins,
La terre promise reste un rêve sensé !

Le voyage est si long, il faut se répéter
Cantiques de l'espoir, tous ces mots qui rassurent
Nouer les cordages, oublier les blessures
Écoper le trop plein, la haine pardonner

Vogue l'espoir ! Vogue ! Affronte tes démons !
Le chant des sirènes ne sauront t'échouer !
Solide est ton vaisseau, le temps peut s'écouler
Aucun récif, bas-fond, maux ne t'arrêteront !

vendredi 5 mai 2017

Ego Journal 67

En ce moment, je suis dans une phase plus positive, alors même que tout devrait me conduire à sombrer dans le désordre et la dépression. Et pourtant... Est-ce un verrou qui a sauté ? Aurais-je enfin commencé à me trouver, déambulant dans mon labyrinthe de pensées et d'émotions ?
Je ne saurais le dire. Les ami(e)s, ce dont je n'avais pas eu connaissance depuis mon enfance, m'entourent peut à peu. Si c'est une aide précieuse et O combien importante dans mon cheminement, elle n'explique pas tout.

Automatique : Le survol de la vallée des âmes perdues

Le survol de la vallée des âmes perdues se déroule
Comme une vague emportant tout sur son passage
Elle lave les blessures et propage une onde de bien-être
L'aigle, assombrie mais dans la lumière, de son regard perçant
Prend la Lune pour témoin, accompagnant les humains en errance

Sur cette terre, les cœurs dévastés ne sont plus attachés au train de la vie
Ils essayent de monter à bord, mais le train va trop vite

Ce flot d'écumes les porte et leur permet d'attraper le bastingage
De ce train étrange et sinueux, perdu dans les monts et vallées
Parfois, un voyageur installé fait un signe d'encouragement
Et le malheureux s'accroche à cet espoir, bouée lancée dans le désert

Si les vents sont favorables, l'aigle assurera un avenir à ces esprits
Dont la viduité de leur existence vaut tous les gouffres abyssaux

Lierre attaché à l'écorce de l'arbre de vie, les hommes grimpent
Ils profitent de la moindre aspérité pour éveiller leurs espoirs
Parfois, deux lignes se rejoignent en font un bout de chemin ensemble
Sentant la sève couler sous leur pas hésitants

Ce n'est pas un déluge mais une vague de fond, libératrice
Qui suit le mouvement gravitationnelle de la Lune

Elle est l'amie des âmes en déshérence,
Leurs regards pointant vers l'infini sans réponse
Sa lumière est douce et calme et encourage l'évolution
Chaque nuit devient un nouvel appel et non des cauchemars sans lendemain

L'aigle se marie avec la Lune, profitant des vents doux du printemps
Pour leur permettre un regard sur une présence plus proche

Le train est bondé, mais les wagons se rajoutent magiquement
Au fur et à mesure du voyage, donnant toujours plus de place
Parfois, un voyageur descend du train, avec un sourire aux lèvres
Il part pour un autre voyage, sans remous, sans détour

La liberté retrouvée, le calme effaçant les peines et les faux-semblants
Le voyageur s'envole à son tour, profitant du spectacle des étoiles


L'aigle noir parfois se change en une colombe

L'aigle noir parfois se change en une colombe
Selon les courants d'airs, chauds ou froids, il s'élève
Rêve d'un bel amour, ou bien voix d'outre-tombes
Il plane dans mon âme, enfin il se révèle

Ses plumes effleurent mes sens désenchantés
Ravivant la flamme de ma raison déchue
Il me porte plus loin, plus haut, l'infinité
Réveille le dormeur, ravive le vécu

Survolant mes marées noires, pleines d'écumes
Il me donne l'espoir d'un avenir nouveau
Mes chaines détachées, pour m'inspirer m'exhume
Ravivant ma quête, recentrant mon pivot

Il n'est plus ce frère ennemi que je craignais
Il est mon compagnon, fidèle et sans reproche
Il me pousse au meilleur, jamais dire jamais
Je redeviens enfant, grâce à lui un gavroche

Et si ses serres se saisissent de mon cœur
C'est pour mieux protéger de la souffrance externe
Cet océan de pleurs, lui retirer la peur
Et vivre enfin, vivre en ce monde que je cerne

Mon amour

Mon amour, je suis mort pour toi, si dévasté
Mon amour, ta haine soudaine a réveillé
Ce que je fus, ce qui je serais, libéré
Aujourd'hui, mon amour, je suis ressuscité

Mon pardon t'es acquis et je fais mes vendanges
Non, je n'aurais jamais de sentiments étranges
Mon amour, tu seras à jamais mon bel ange
Cette âme si tendre, j'écrirais tes louanges

Mon amour, tu m'as fuies dans une aigre tempête
Mon amour, je ne peux soigner tes maux de tête
Je pleurerais pour toi, je te veux sans défaite
Je prierais pour que tu trouves ta propre quête

Tu refuses mon aide et je dois l'accepter
Mais mon âme sera toujours à tes côtés
Je resterais dans l'ombre, invisible et muet
Mais si un jour tu veux, tu auras mon amitié

Mon amour, je te dis adieu le cœur serré
Mon amour, je souhaite à ta vie la beauté
Et d'être heureuse, loin de moi, apaisée
Jamais je ne t'oublierais, mon âme sœur, ma fée

jeudi 4 mai 2017

Automatique : Les chevaux dévalent la vague

Les chevaux dévalent la vague et éclaboussent
Les rêves animaux qui se répandent dans les profondeurs
L'ouvrage se construit, contre vent et mariée

Doucement, leur vitesse s'accroit et dépasse la lumière
La nuit est derrière eux, le temps s'effiloche et s'évanouit
Reste l'écume des jours heureux où la vie bouillonnait
Reste la larme de fond qui entraîne tous les vieux démons

La plage est saine, elle est calme et attend le charriot de feu
Sur le bord de la rive, le sable s'efface sous les sabots
Tirant le cavalier, le regard fixé vers l'avenir
Les montagnes qu'il va gravir pour y découvrir
Son Graal, sa sérénité et sa place dans cet univers

Les étalons sur le sol dur des souvenirs accélèrent le rythme
La vie coule le long de leurs muscles bandés

Et le cavalier, cheveux aux vents, redresse la tête
Il ose enfin regarder
Il ose enfin parler

Il n'a aucune arme si ce n'est sa conscience
Il n'a aucune haine et pardonne à ses griffons

Déjà le char fonce vers les monts
Le futur est maintenant, dans l'instant présent

Où est l'humanité lorsque notre âme est tue

Pourquoi les êtres que nous chérissons le plus
Sont les plus prompts à nous détruire, nous haïr
Pourquoi ceux qui ont eu notre soutien et plus
Sont ceux qui cherchent à tout prix à nous détruire

Faut-il donc être vil, violent et égoïste
Pour ne subir aucun de ces assauts, traitrise
Je ne peux me résoudre à cette voie si triste
Je suis un empathique et garde ma maîtrise

Les émotions ne sont dans la vie prolifiques
Que si elles restent positives et pures
La haine ou la colère rendent paralytique
Notre esprit se heurtant à notre propre mur

Où est l'humanité lorsque notre âme est tue
Sous le tombeau pervers de nos rancœurs passées
Où sont l'espoir et cet avenir las perdus
Lorsque nous succombons à nos pires pensées

Je refuse de vivre ainsi, perdant mon âme
Je suis meurtri mais je ne peux pas tous les sauver
Et surtout d'eux-mêmes pris dans leur psychodrame
Je les pardonne et je les aime à en pleurer

Oublies ta peine

Oublies ta peine et vis tous ces instants présents
Oublies la haine autour de toi et prends ton temps
Oublies l'effroi d'un cœur blessé, va de l'avant
Mais gardes en mémoire un ange t'effleurant

Oublies les contraintes, libères toi, amis
Oublis les critiques, aies confiance et souris
Oublis les vents torpeurs, vogues bien à l'abris
Mais gardes ce doux cap, au près de tes amis

Oublies le temps qui fuit, chaque jour un bonheur
Oublies l'hiver glaçant, vois naître chaque fleur
Oublies la solitude et acceptes tes pleurs
Mais gardes cet espoir, agis avec honneur

Oublier, pardonner, fais comme il te plaira
Ton passé est le tien, ton avenir sera
Ni haine, ni rancœur, et ton âme vivra
Accueille les belles personnes, leur aura

Tu ne connaitras pas le bonheur amoureux
Mais de doux partages et des moments heureux
Être seul dans ton cœur, mais ce n'est plus l'enjeu
Tu seras toi, enfin ! Tu vivras de tes vœux !

mercredi 3 mai 2017

Automatique : Et si le vent

Et si le vent soufflait sur la plaine
Des désirs avoués pour les faire s'envoler
Et si le vent était cette petite folie
Qui anime notre âme dans la nature virginale

Et si le vent rampait dans notre cerveau
Tel un serpent amoureux, se complaisant de nos désirs
Et si le vent portait aux nues nos idéaux
Tels des drapeaux de cavalerie avant la charge

Et si le vent inspirait nos émotions
Au delà des montagnes de la solitude
Et si le vent caressait notre peau sensible
Comme autant de doigts amoureux

Et si le vent pansait nos plaies les plus profondes
Séchant les larmes de nos âmes insoumises
Et si le vent ranimait tous nos espoirs
Comme un feu de Saint Jean dans notre esprit fécond

Et si le vent était la vie, voguant libre
Par dessus les océans de nos oripeaux
Et si le vent était en nous, prêt à rugir
Par nos mains guidant nos mots sur ces lignes

Et si le vent n'avait d'autres buts que d'avouer
Notre existence pour nous rendre plus léger

L'ange virevolte

L'ange virevolte, ses ailes du désir
M'enveloppent d'amour, le bonheur à portée
De plumes, les siennes et les miennes encrées
Dans un monde virtuel où je ne peux souffrir

Son visage illumine en mes nuits mes espoirs
Elle est ma douce flamme embrasant ma triste âme
Ses mains sont les songes que tous mes vers déclament
Je la vois fantôme d'un passé illusoire

Mais je me raccroche à ce rêve fuyant
La réalité morte, à ce doux souvenir
Qui fut, ne sera plus, sans aucun devenir
Je veux la conserver, tel un astre brillant

Sa lumière prend des millénaires avant
De m'atteindre, douceur, même si elle est morte
Je ne veux percevoir que cette aura de sorte
Que je la vois telle qu'elle fut et l'aimant

Cette irréalité, je sais qu'elle est fantasme
Mais mon cœur veut rêver, être et vivre ma foi
Pourquoi serait-ce mal lors que je vis l'émoi
Mieux vaut rêver sa vie que d'être en ce marasme

Mon ange, je t'aime, je t'aimerais toujours
Et jamais mon âme ne prendra de détour

mardi 2 mai 2017

Ego Journal 66

La haine est un sentiment que je m'interdis. Il est la source de biens de maux, il ferme les portes de son âme et de ses espoirs. Il interdit les échanges et l'humanité. Il est une prison dans laquelle on s'enferme, aveuglé et distant de la réalité. Il empêche de voir les autres souffrir et s'empêche soi-même de vivre.
Quand je suis confronté à ce sentiment absurde et destructeur de la part d'une autre personne, je n'essaye même pas d'y répondre. Je préfère ramener l'autre à la logique pour qu'elle reprenne ses esprit, son contrôle et enfin s'ouvre à la discussion, en phase avec sa conscience.
Si cette personne m'est chère, alors je suis peiné d'une façon que je ne peux décrire. Je ne sais pas pourquoi tant de ressentiments, je suis perdu et je ne peux répondre autrement que par le calme. Toujours cette empathie, mais là à l'extrême. Je peux passer pour un faible à cet instant, mais en fait, je pense que j'ai raison de ne pas surenchérir. Cela serait rentrer dans une spirale sans fin, destructrice et qui ne produira rien de bon. Mais je suis perdu, désarmé.

Automatique : La voile dévoile l'hiver d'une hirondelle

La voile dévoile l'hiver d'une hirondelle
Saura-t-elle s'accrocher aux griffes du cafard
Saura-t-elle se dégager de la vierge dénaturée

Vibre, Tambour, rompt le silence de la rose
Son venin s'est emparé de tes doigts
Il saignent sur la plage des alphanumériques

Vibre, Tambour, affronte ton futur
Les rameurs tiennent à survivre, même enchaînés
Le Vaisseau fantôme se doit de sortir de l'ombre

Vibre, Tambour, imprime ton temps à cet espace
La vallée de la désolation est derrière nous
Les oraisons fournissant les prochaines floraisons

Tais-toi, Tambour, le silence doit régner enfin
Il est temps d'accoster et de poser ton sac
Il est temps de marcher sur la terre ferme
Il est temps

Mon souvenir est un ange qui s'est enfui

Le souvenir, c'est une image projetée
D'un passé qui parfois n'a plus de lien réel
Avec la personne qui fut la concernée
Un rêve détaché et restant immortel

Cette dissolution d'une vérité floue
Conduit la mémoire vers des océans jaunes
Où la pensée se perd et dont elle se joue
Des marées acides, un début de l'automne

Les feuilles s'effondrent et pourrissent au sol
Futur terreau de ces passions sans avenir
Chacune enferme un doute éperdu en plein vol
Et les fantômes font un balai de soupirs

Mon souvenir est un ange qui s'est enfui
Déporté dans un camp de bonheurs effacés
Il n'a plus rien à voir avec ce nouveau fruit
Dont le goût ne sera plus jamais goûté

Je plonge dans ce doux passé qui fut doré
Rejetant le présent qui agresse mon cœur
Je me noie dans le voile amoureux de l'été
Le printemps ne saura plus me donner ses fleurs

La trahison

La trahison, la haine emportent quelques fois
Une âme magnifique à des extrêmes lourds
Face à cela mon cœur souffre et veut rester sourd
Ne pas répondre à tant de violences, l'effroi

Comment pardonner à ceux qui vous ont blessés
Je ne veux pas rentrer dans la sombre spirale
Si cette âme se brûle, oubliant sa morale
Refusant toute aide, je ne peux que pleurer

Dieu que l'amour est triste alors qu'il est détruit
Piétiné par des mots durs comme de l'acier
Promesse d'amitié, envolée, suppliciée
Sur l'autel de l'égo, l'hiver s'est introduit

Et pourtant je l'aime, je ne peux la haïr
Jamais plus dans le même univers nous serons
L'adieu de deux âmes un temps à l'unisson
Le rêve s'est brisé, les mots pour le trahir

Les rêves transportent notre vie

Les rêves transportent notre vie isolée
En nous permettant de choisir un avenir
Que la raison seule ne peut faire fleurir
Notre liberté nue est ainsi délivrée

Les rêves peuvent être amoureux ou souffrances
Ils peuvent dépasser les limites physiques
Il pousse notre âme à l'éveil non empirique
Cette âme protège de l'errance et démence

Notre chemin s'inspire de cet imaginaire
Pour nous pousser plus loin, là où les autres fuient
Pour éprouver qui nous sommes, et sans un bruit
Découvrir des êtres sensibles sans équerre

Sommes nous les humains rêvant de papillons
Ou bien papillons de nuit rêvant de l'humain
Dans les deux cas, ils nous emportent vers demain
A nous élever plus haut, tracer le sillon

lundi 1 mai 2017

Ego Journal 65

Me voici face à un volcan qui veut tout détruire, tout saccager, toute cette histoire que je pensais magnifique est réduite en cendres, piétinée par des mots glaciaux. La haine s'est emparée de mon âme sœur, et je ne sais même pas pourquoi.
Moi qui est tant fait, qui est aidé du mieux que je pouvais, elle et ses proches, me voici récompensé d'un lynchage sans jugement ni défense, et contre lequel je ne veux agir, car je l'aime.

Aller jusqu'à dire qu'elle n'aurait jamais voulu me connaître ! C'est sans doute le pire que l'on pouvait me souffler à l'oreille, moi, empathique maladif, qui l'est soutenue, portée le plus haut que je pouvais. Alors oui, je ne suis pas parfait, mais je suis loin d'être ce monstre qu'elle décrit avec tant de forces et de violences.

Les larmes

Les larmes nettoient la vision de notre monde
Elles coulent pour mieux drainer notre souffrance
Leur sel préserve notre âme de toute errance
Lorsqu'elles touchent nos lèvres, sont si fécondes

Il n'est pas rare après un tel torrent, blessé
Que l'on voit ses mêmes lèvres là esquisser
Un sourire, soupir de soulagement, né
D'avoir osé montrer cette fragilité

Le cœur s'est exprimé et la tension s'affaisse
Les larmes apaisées alimentent si blêmes
Ces lignes tracées sur ce papier, ce poème
Quelle force affirmée, très loin d'une faiblesse

La main guidée par l'autre, au-delà du réel
Essuie ces pleurs tout en gravant un avenir
Qui ne demande qu'à pouvoir se souvenir
Loin de détruire, elles illuminent, sensuelles

Automatique : Lutter pour vivre

Frôlant la barque proche des enfers
Les cerbères me regardent du coin de l'œil
La bave aux lèvres

Pourrais-je seulement m'approcher de cet idéal
Être, souffrir mais me savoir vivant pleinement

Je revois les auteurs maudits
Et sans me comparer, que mon aigle m'en garde
Je sens cette détresse, cette violence de la vie
Qui gronde en moi, fureur d'émotions contenues

Je sens les alizés qui poussent ma voile effritée
Vers des marécages que je ne connais que trop
Mais si c'est mon chemin, alors je le ferais debout
Chuter 9 fois, se relever 10 fois
Les genoux ensanglantés, mais l'âme fière

Aucun regret, aucune honte
Avancer, pieds nus, sur les braises de mon inconscient
Et devenir UN, entier, indivisible
Être une musique parfaite, où aucun accord n'est discordant
Être un tableau signifiant, un esprit clair

Ce périple aura sans doute ma peau
Mais la vie n'est-elle pas la plus grave des maladies

Et l'amour, les passions, les symptômes
Faire le vide en moi pour mieux me remplit
Et accueillir ce qui reste de bon autour de moi

Ne pas m'enfermer, hermite dans sa grotte
Isolé du monde, cette plaine sans mont, sans océan

Affronter les pics rocheux, affronter les tempêtes
Être, et être encore et toujours !
Vivre, mais vivre vraiment !

Automatique : Le silence des cavaliers de la mort

Le silence des cavaliers de la mort s'ouvre devant moi
Pas cette mort que tout le monde redoute
Mais celle de l'âme, de l'espoir
Leurs sabots piétinent, attendant un faux pas

Et l'aigle noir retournoie autour de moi
Prêt à consommer ce cœur imbécile

J'oublie le temps, l'espace et me perd dans ce monde
Le gouffre dans lequel je suis face à la camarde
Cette camarade des temps passés
Mais dont le futur est assuré

L'oubli est facile, mais il conduit à la perte
La défaite totale d'une guerre contre moi-même
Les leçons apprises ne servent à rien

Je fonds, glacier brulant de l'intérieur
Torrent de laves sortant de mes veines
Et ces écrits sont le sang de mes souffrances

Les cavaliers sont patients, saurais-je leur résister
Il le faut, je le dois, non pour moi
Des êtres chers en paieront le prix fort

Et je ne peux me résoudre à oublier qui je suis
A me conformer à cette robotisation de l'humanité
Toutes ces cordes, ces lois, ces biens pensants
Je suis révolté mais mes armes sont liquides
Encre sur le papier, glissant comme des larmes
Sur une âme perdue qui tente de se raccrocher
A son aviron, vers un univers de beauté, de bonté

Irréel, Inutile, direz-vous ? A quoi bon ?
Vous êtes si nombreux : égoïsme, méchanceté, consumérisme
Je ne peux même pas tous les citer

Mais le combat ne se limite pas à la victoire
Il est plus beau s'il est impossible mais juste