lundi 24 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 17 et 18

Chapitre 17

En haut de mon arbre, je désespère de voir une lueur non naturelle. Mais rien... Mon regard se ballade dans tout l'espace offert à mes yeux. Je cherche, une étincelle d'espoir. De temps en temps, je crois voir quelque chose, mais non, ce n'est qu'une météorite qui se disloque dans l'atmosphère. Mon esprit se perd dans des méandres de lassitude, de peur et de sentiment d'abandon...

Ils ne peuvent pas m'ignorer ! Jamais ils ne laissent un pilote sans secours ! Et mon tableau de chasse est suffisamment important pour justifier une équipe de recherche ! Je ne suis pas un être sans importance ! J'ai ma place au combat ! Je dois revenir à bord d'un astronef et nous défendre de ces enragées bleues ! Ces êtres, sur lesquels nous sommes tombés par hasard sur une planète, sont si étranges !

L'impermanence

L'impermanence de tout ce qui nous entoure
L'eau n'est jamais la même au sein de la rivière
Le reflet de la Lune emprunte sa lumière
Nos sens sont relatifs, la nuit n'est pas sans jour

L'ombre de l'arbre n'est pas sa réalité
Nos humeurs, notre égo s'effacent lentement
Libérés des reflets et en les acceptant
Nous trouverons notre moi profond, notre inconscient

Sur ces bases nouvelles, insaisissable et pur
Nous sommes ouverts à la vie sans exclusion
Nous connaissons l'amour éternel, l'action
Est sans but ni profit, dirigée vers l'azur

Ici et maintenant, nous préparons demain
Nous accompagnons nos amis sur leur chemin
Chacun construit sa route annonçant son destin
Un pas après l'autre, vivant et non contraint

Notre vie est une bougie illuminant
Les sombres profondeurs de nos égarements
Une fois allumée, son feu contaminant
Peut diffuser notre compassion en brillant

Avec une bougie, on peut en allumer
Des centaines d'autres, révélant la beauté
Hélas par nos passions et nos égos cachée
Éclipsant les ténèbres, tel un nouveau né

dimanche 23 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 15 et 16

Chapitre 15

Et me voilà à nouveau en haut de cet arbre, attaché à mon harnais, scrutant le ciel en espérant y voir les lumières éparses d'un vaisseau. Mais plus je cherche, moins je vois. En plus, il pourrait être de l'autre côté de la planète et je ne les verrais pas. Je dois continuer ainsi...

Mes yeux s'endorment, mais cette fois, pas de boisson énergisante. La volonté ! Je reste éveillé le plus longtemps possible. Je pense que j'ai dû tenir presque toute la nuit car, quand je me suis réveillé après m'être finalement enfoncé dans mes songes bleus, il faisait grand jour.

samedi 22 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 13 et 14

Chapitre 13

Cette nuit, me voilà scrutant le ciel, en haut de la cime d'un arbre, près de mon drapeau rouge, et avec le faisceau lumineux bricolé. Il n'a pas l'air très solide. La pièce critique semble fatiguée. Je n'aurais droit sans doute qu'à un seul usage.

Je me suis installé le plus confortablement possible, avec un harnais au cas où je m'endormirais. Je regarde la voute étoilée. Je vois les étoiles, je distingue même quelques planètes du système dans lequel je me trouve. Le ciel est totalement dégagé, c'est une chance.

Série de Haïku 19

La nuit ne peut être
Sans l'existence du jour
Les deux veulent naître

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Le jour ne peut être
Sans l'existence de nuit
Les deux veulent naître

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L'ombre d'un grand arbre
En pleine nuit est encore
Découvrir son charme

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La douleur, la peine
Sont des reflets du bonheur
Observer sans haine

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Les joies, les plaisirs
Sont des illusions d'égo
Voir et accueillir

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Vie et existence
Concentré est observant
Cette impermanence

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Les défauts, les peurs
N'ont pas de réalité
En ouvrant son cœur

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L'égo, les pulsions
La colère, supprimés
Reste vous, conscient

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Pourquoi s'isoler
Se retirer des vivants
Quand on peut aimer

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Nous sommes reflet
De Lune sur la rivière
Ne peut s'attraper

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Notre permanence
N'est pas dans ce doux reflet
Mais notre conscience

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Parfois un sourire
Est le plus beau des cadeaux
L'espoir s'en inspire

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Aimer ses amis
Commence par s'aimer soi
Sans but, ni profit

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Le papillon vole
Au milieu des fleurs écloses
Sans, il se désole

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Le poisson heureux
Nage en son lac s'asséchant
Inconscient fâcheux

vendredi 21 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 11 et 12

Chapitre 11

Je n'ai même pas vu passer la nuit, cette fois ! Je me suis endormi comme un bébé ! Le "lapin" était vraiment très bon ! J'espère en attraper un autre aujourd'hui...

Je fais le tour de mes réserves et équipements. J'ai de quoi tenir encore deux semaines, que ce soit au niveau énergie (le cuiseur notamment) ou au niveau des comprimés antibiotiques que je prends tous les jours. C'est la consigne donnée lorsque l'on est sur une planète non colonisée, et donc non testée biologiquement. Ces gélules aident notre corps à nous préserver de la plupart des microbes. Mais je sais aussi qu'il ne faut pas en abuser. Ils peuvent dangereux si on en prend trop d'un coup.

La goutte d'eau

Quand la goutte d'eau tombe, absorbée par la terre
Quand le flux souterrain devient une rivière
Quand elle devient des cascades, des torrents
Quand ils deviennent fleuve enfoui dans l'océan

Quand l'océan explose en terribles humeurs
Quand l'écume se fond sur toute sa grandeur
Quand la vague déferle allongée sur la plage
Mes pieds éclaboussés, admire cet ouvrage

Séchant sur le sable, retournant dans le ciel
Vapeur, futur prochain, en cycle existentiel
Demain elle sera neige ou un ouragan
Pluie fine sur la ville ou source du vivant

Elle alimentera tous nos grains de raisons,
De blé ou de houblon, se transformant sans fin
Et nous, humains, buvons son don inestimable
En trinquant, vin ou bière, en terrasse ou à table

Qu'en est-il de l'âme ? Est-ce un cycle infini ?
Le temps est-il compté ? Ou vapeur d'une vie ?
Dans le doute, il faut vivre ici et maintenant
Hier n'est pas demain ! Aimer sentir le vent !

jeudi 20 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 9 et 10

Chapitre 9

Ma nuit ne fut pas meilleure que celle d'hier. L'inquiétude pour mon stock de nourritures et l'ombre de 70 kg, cumulés, m'ont fait virer toute la nuit dans mon cockpit. Certes, j'ai pu dormir un peu, mais dès qu'un bruit se faisait entendre ou un mouvement perçu, mes sens étaient en éveil et mon cerveau paniqué. Il faut absolument que je me calme sinon je vais devenir fou, ou tout simplement épuisé de fatigue.

Et l'épuisement, en situation d'isolation comme actuellement, ce n'est pas bon. Il faut garder le moral. C'est la toute première chose. Garder espoir ! Ils vont bien finir par me retrouver !

mercredi 19 juillet 2017

Planète isolée : Chapitres 7 et 8

Chapitre 7

Toute la nuit, j'ai observé au travers de la verrière de mon astronef les environs, si je voyais l'ombre d'hier matin. Je me suis bien assoupi quelques fois, mais je ne tardais pas à me réveiller en sursautant et en sueur, au moindre bruit, transit de peur.

C'est idiot, moi, un pilote chevronné, habitué au combat, à la guerre, avoir peur d'une ombre ! Et puis, je suis en sécurité, enfermé dans mon cockpit ! Et pourtant, j'ai peur. C'est absurde, mais j'ai peur...

mardi 18 juillet 2017

Série de Haïku 18

Voler dans le ciel
Et libérer son esprit
Pour l'âme du miel

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Chaque jour un pas
Nous rapproche de la vie
Fixe est le trépas

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Monter dans le train
D'une vie bien programmée
Perdre son quatrain

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Vivre en société
Ne veut pas dire oublier
Pourquoi, qui l'on est

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Lire des auteurs
S'ouvrir à d'autres visions
Vie d'encre et blancheur

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Chaque matin voir
Le Soleil s'élever neuf
En ses rêves croire

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Chaque soir attendre
La Lune briller d'amour
Ses rêves reprendre

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Vivre sans rêver
Calèche sans un cheval
Ne peut avancer

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L'histoire rejoue
Les mêmes notes morbides
D'humains, pauvres fous

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Vraie éducation
N'est pas édits et axiomes
Oser ses questions

Planète isolée : Chapitres 5 et 6

Chapitre 5

Ce matin, à nouveau, la plupart des pièges étaient saccagés. Un seul était en état et contenait un tout petit rongeur. Voilà qui ne va pas me nourrir pour la journée.

Et cette présence que je ressens, près de moi, hostile. Je ne vois presque rien tant la lumière est masquée par les frondaisons des arbres. Mais je le devine quelque part, tout proche. Instinctivement, je sors doucement mon arme, prêt à tirer. Je sens le danger.

lundi 17 juillet 2017

Série de Haïku 17

Je veux du bonheur
Je est de trop, c'est l'égo
Veux est de l'humeur

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Je veux du bonheur
Abandonne Je et Veux
Reste le bonheur

(NB: paroles de Bouddha remaniées en Haïku)

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L'hivers des pensées
Vient quand les rêves s'éteignent
Espérez l'été

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Les yeux sont un temple
Où l'âme se reflétant
Forment une estampe

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Trompez votre monde
Vous ne pourrez vous mentir
L'âme moribonde

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Là questionnez-vous
N'acceptez pas les sentences
Là indignez-vous

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Vivre en harmonie
Avec son égo profond
Ouvert, sans repli

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Chaque action doit être
Vécu comme la dernière
Être sans paraître

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Même respirer
Devrait être fait conscient
Le souffle : Exister

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Garder son trajet
C'est mettre un pied devant l'autre
C'est se dépasser 

Planète isolée : Chapitres 3 et 4

Chapitre 3

Comme tous les matins, avant de sortir de mon cockpit, je regarde autour de moi au travers de la verrière, à l'affut d'un quelconque danger. Rien...

Cela devrait me rassurer, mais non, je me dis que toute faune et flore a ses prédateurs. J'ai sans doute de la chance de ne pas les avoir rencontrés jusqu'ici. Alors je sors de mon cockpit, mon arme toujours à ma ceinture, au cas où.

Je récupère l'eau du matin, la passe au cuiseur. J'en bois une partie et je stocke le reste dans mes réservoirs, des bidons vides qui étaient présents dans mon reste d'astronef.

Je me dirige vers mes pièges dans la forêt à flanc de montagne. Le premier est vide. Je poursuis mon chemin. Le second est vide, mais cette fois, il a été détruit, et des traces de sang sont présentes. Un prédateur est donc passé par là et a profité de la proie qui y était enfermée.
Je reconstruis le piège, tout en regardant autour de moi. Ce prédateur ne doit pas être loin.

dimanche 16 juillet 2017

Ego-Journal 74

Ce matin, après m'être lancé hier dans la réécriture d'un recueil de nouvelles en vue d'une publication future, je me suis lancé dans l'écriture d'une nouvelle histoire. Science-fiction sur le contexte, mais le fond reste toujours l'homme (ou toute entité pensante) et son rapport à soi et aux autres... La SF n'est qu'un prétexte...

Mais j'ai aussi eu un moment de faiblesse. Un échange en apparence anodin avec quelqu'un que je respecte et que j'aime profondément (amitié) m'a conduit à lui répondre mon trouble dans lequel j'étais. Je n'aurais peut-être pas dû. En écrivant cela, même si mon intention était pure et sans chercher à blesser, j'ai peut-être involontairement déclencher une pression morale et émotionnelle sur cette personne, alors que telle n'était pas mon intention. J'aurais dû sans doute taire mon trouble et la laisser dans son cocon mental, sans projeter mes souffrances vers elle, la protéger de moi-même.

Série de Haïku 16

Vivre seul mais vivre
Rechercher sa vérité
Sa vie comme un livre

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Avancer, rêver
Construire notre chemin
Et se dépasser

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Fier des émotions
Mais non esclave du feu
Issu des passions

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La raison est belle
Mais elle ne suffit pas
Un tout nous révèle

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Un pas après l'autre
Chaque mot se succédant
Être son apôtre

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Souffler les questions
Pour éveiller la conscience
Chacun sa version

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Aucune réponse
Ne viendra d'autre que soi
Jamais ne renonce

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Son chemin est long
Chaque jour est une joie
La vie est un don

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Tendre notre main
Vers les âmes éperdues
A nouveau humains

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Demain est un rêve
Construit ici, maintenant
Notre cœur sa sève

Planète isolée - Chapitres 1 et 2

Chapitre 1


Voilà trois jours que je suis sur cette planète, seul. Mon atterrissage forcé dans ces montagnes m'a préservé. Les plaines sont inhabitables, hostiles. La montagne est verdoyante et les baies et les gibiers sont à profusion.

Comment suis-je arrivé là ? J'étais dans mon astronef, poursuivant de mes armes le vaisseau ennemi. Suite à une manœuvre d'évitement dont ils ont le secret, nous nous sommes retrouvés face à face, les armes engagées et crachant tout notre désir de mort. Nos deux vaisseaux ont été atteints. Je ne sais pas pour lui, mais pour moi, j'ai dû me projeter vers ma seule chance, cette planète à proximité non colonisée.
Je ne maîtrisais plus mon appareil, les commandes étaient perturbées par les dommages subis. Tant bien que mal, j'ai réussi à m'enfoncer dans la forêt à flanc de montagne pour m'écraser. J'ai survécu par miracle, sans blessure grave. Mais tout le matériel était mort. Plus moyen d'envoyer un signal de détresse...

samedi 15 juillet 2017

Rêver de l'infini

Se poser des questions
Éviter d'être un pion
Engager sa pensée
Quête de vérité

Ne pas ignorer son égo
Le laisser n'être que des mots
Aller au-delà de ses sens
Et découvrir son existence

Détacher du futile, élever son esprit
Fusionner cœur et âme en un lieu sans mépris
Observer son reflet dans le temps qui s'enfuit
Pour finir par se voir sans but et sans profit

Détaché de ces apparences
Sans illusion mais espérances
Vivre ici, vivre maintenant
Hier n'est plus, demain hors du champs

Aspirer au bonheur
Pardonner les humeurs
Vivre dans l'harmonie
Rêver de l'infini

Série de Haïku 15

L'absence d'un être
Un désert sentimental
La peine d'un spectre

===================

La philosophie
Apprend à se questionner
Rien n'est pour acquis

===================

Les règles et codes
Veulent donner des réponses
Tout comme les modes

===================

Quelle liberté
Pour ceux à la vie dictée
Par écrits gravés

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Une pensée pure
Brisée dans le temps en secte
Que son pouvoir dure

===================

Une pureté
D'âme ne peut être inscrite
Ou codifié

===================

Le message amour
Originel est perdu
Pour régner un jour

===================

L'humain est complet
S'il décide par lui-même
Causes et effets

===================

L'avenir existe
Si l'on agit chaque jour
En traçant sa piste

vendredi 14 juillet 2017

Série de Haïku 14

Savoir dire adieu
A un proche décédé
Geste si précieux

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Nous face à la mort
Devrions penser à vivre
Respect sans remord

===================

L'amour véritable
Est une rose écarlate
Couchée sur le sable

===================

L'esprit se complait
A inventer des problèmes
Retrouver la paix

===================

La vie, un quadrille
Corps, âme, cœur et esprit
Fusionnés, ils brillent

===================

Vivre pour demain
C'est oublier notre temps
S'écoulant sans fin

===================

Le temps est un fleuve
Notre reflet permanent
Mais les eaux sont neuves

===================

Reflet du miroir
N'est pas la réalité
Il est illusoire

===================

Chercher plus profond
Le sens de notre existence
Nous sort des bas-fonds

===================

Le temps qui s'écoule
Flirte avec nos impressions
L'espoir en découle

===================

Ancré à la rive
Notre bateau immobile
Pourtant il dérive

===================

Le temps s'écoulant
Immobile en mouvement
Son reflet constant

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Le reflet de Lune
Ne peut pas être saisi
Permanence immune

jeudi 13 juillet 2017

Série de Haïku 13

Vivre maintenant
Car demain n'est pas connu
Vivre intensément

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Le chat qui sommeille
Attrapera les souris
Nul n'a son pareil

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Le reflet de Lune
Sur la rivière changeante
Rien ne l'importune

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Ne pas rechercher
La perfection volontaire
Conduit à trouver

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Sans but, intention
Méditer sa condition
L'illumination

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Vivre pour demain
Fait oublier l'important
Aujourd'hui serein

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L'amour est si pur
Finalité de l'Humain
La vie est azur

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La fleur se découvre
Au Soleil de notre vie
Notre cœur s'entrouvre

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La vie peut surgir
Dans chacun de nos espoirs
Le cœur doit rugir

mercredi 12 juillet 2017

Ego-Journal 73

Voilà plusieurs semaines que je n'ai écrit aucun égo-journal. Pourquoi ? Je n'étais pas en situation de pouvoir le faire, non pas physiquement (bien qu'occupé par plein d'autres choses sans importance), mais moralement et psychologiquement, je dirais même existentiellement.

Voilà un bon mois que je traverse une crise existentielle. Qui suis-je ? A quoi je sers ? Qu'est-ce que je suis sensé faire ? Suis-je utile ? Ce que je fais a-t-il de la valeur ? Est-ce de l'égo mal placé ? Ou est-ce un besoin d'écrivain (j'ai du mal à me nommer comme tel) ?

Série de Haïku 12

Quelle liberté
Pour ceux qui cherchent argent
Honneur, renommée

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La musique est faite
De silence incompressible
De notes muettes

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L'enfant ne ment pas
Il est pirate ou princesse
Vie sans apparat

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L'humour est pudeur
D'une âme blessée au cœur
Refus de laideur

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Le sourire cache
Souvent un grand désespoir
Sans aucune tâche

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Regardez en vous
Trouvez votre flamme innée
Vous serez le tout

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Un grand verre vide
Peut contenir l'Univers
L'univers est vide

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Un verre rempli
Ne peut plus rien contenir
Lâchez vos soucis

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L'Univers est plein
L'Humain peut tout embrasser
S'il est sans dessein

mardi 11 juillet 2017

Série de Haïku 11

Regarder la vie
Ne permet pas d'exister
Réfléchit ! Agit !

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Voici l'Univers
Partout ici et maintenant
Votre esprit ouvert

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L'Ego est humain
Sur-développé est sourd
Au plus beau chemin

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Le Soleil se couche
Et la Lune resplendit
La beauté de souche

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L'illusion du cœur
Nous enferme emprisonné
De nos pleurs et peurs

====================

Nous sommes multiple
Cœur, esprit, corps et conscience
Union indicible

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Mépris de sa mort
N'est pas ignorer la fin
Vivant sans remord

====================

L'esprit combatif
Ne veut pas dire agressif
Vaincre SES récifs

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La main sur le sol
Je suis et tout autour est
Rien ne me désole

====================

Aimer est beauté
Respectez ce sentiment
Sans vulgarité

====================

Nous sommes un tout
La vie tend à disperser
Notre unité floue

====================

Pourquoi donc courrir
Le temps reste là le même
Le temps de sourire

====================

Agissez sans crainte
La peur réduit notre esprit
Fou celui qui feinte

lundi 10 juillet 2017

Série de Haïku 10

L'incompréhension
Est un mur que la parole
Construit sous passion

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Demain pourra être
Hier fut, ne sera plus
Aujourd'hui est maître

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Silence des mots
Vaut tous les raisonnements
S'épargnant des maux

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Le chemin est long
Prenez le temps d'admirer
La forme et le fond

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Ultra connecté
Les yeux ne se parlent plus
Fin d'humanité

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Parfois les mots mentent
Parfois ils sont imprécis
Mais parler rassemble

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Les vagues déferlent
Sur mon rivage amoureux
Un désir charnel

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L'enfant est adulte
Son cœur vit et agit vrai
Rien qui ne l'occulte

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L'espoir est demain
Il se construit maintenant
Son propre devin

dimanche 9 juillet 2017

Série de Haïku 9

L'inhumanité
Une fleur sans un parfum
Un cœur dépité

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Aimer, pardonner
N'est jamais sans volonté
Effort de pensée

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L'écureuil gracile
Saute de branches en branches
Vivant son idylle

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Le fracas de l'eau
Sur les rochers en travers
Suivra le repos

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Le reflet de la Lune
Sur le lac n'est pas son être
Nos sens importunent

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La vérité est
Mais personne ne l'entend
Nos réalités

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Regarder le ciel
La nature en méditant
Abeille et son miel

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Être tolérant
N'est pas excuser le mal
Chercher les tenants

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La vie est un pont
Qui s'étend à chaque jour
Nouveaux horizons

========================

Là, aux vents mauvais
Les rousses feuilles s'envolent
Un coup de balais

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La haine est un gouffre
Elle dévore son âme
Notre cœur en souffre


samedi 8 juillet 2017

Série de Haïku 8

L'oiseau matinal
Chante son bonheur de vivre
Loin d'être banal

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L'aigle noir observe
Mes gestes et mes pensées
Que son œil me serve

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Cette solitude
Envahit l'espace outré
Comme servitude

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Chaque matin crois
En tes rêves, tes désirs
Ta vie est ton droit

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Souffler la bougie
Éteint le feu apparent
Mais rien n'est fini

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Les portes fermées
Sont faites pour être ouvertes
Ne pas renoncer

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Passion et raison
Doivent s'entendre au long cours
La voie du pardon

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L'arbre s'élevant
Ses racines plus profondes
Assoient son présent

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J'oublie le passif
Des humains inconvenants
Passer les récifs

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Notre liberté
Est un bien précieux, sacré
Restons indignés

Série de Haiku 7

Le chasseur attend
La proie connait le danger
Vers aucun ne tend

=======================

Le chat est immobile
N'est pas sans utilité
Les souris sont viles

=======================

Un cœur mal aimé
Est un gouffre de tensions
Être attentionné

=======================

L'hivers apparaît
En oubliant la lumière
En vous le feu nait

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D'un gouffre sans fond
Toujours chercher l'espérance
Vivez le rebond

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La femme est magie
Elle donne vie et cœur
Seul son cœur oublie

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L'ivresse des sens
Par méditation intense
Est une flagrance

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L'oubli peut aider
Accepter son dur passé
La voie est dorée

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Pleurer et souffrir
Sont nous comme la sagesse
Pour les accueillir

vendredi 7 juillet 2017

Série de Haïku 6

Le doute est poison
S'il n'est pas notre moteur
Mais boulet de plomb

====================

Survivre ou bien vivre
Exister totalement
A nous en rendre ivre

====================

Train dans un tunnel
Sortira-t-il un espoir
Répondre à l'appel

====================

L'eau fait son chemin
Suivant la déclinaison
Ainsi fait l'humain

====================

Le lac satiné
Ne se préoccupe pas
Du ciel nuagé

====================

L'esprit occupé
Ne sait atteindre la paix
Il est enferré

====================

Vivre pour ses rêves
Poursuivre sa voie d'argent
Y œuvrer sans trêve

====================

Le navire tangue
Selon les lourdes tempêtes
La vie dans sa gangue

====================

Levé du Soleil
Ombres portées sur le terre
La Lune est merveille

====================

Les choix que l'on fait
Sont autant de croisements
De temps imparfaits

jeudi 6 juillet 2017

Série de Haïku 5

Souffrance est fleur
Épines sur tout son corps
Parfum d'un malheur

===================

L'ivresse du cœur
Fait perdre notre équilibre
Sans cette âme sœur

===================

Un pas après l'autre
Le futur est inconnu
Nos propres apôtres

===================

Vivant puis mourant
N'ayez pas peur de la mort
Ici, maintenant

===================

Hier n'existe plus
Demain est un devenir
Aujourd'hui ému

===================

Pour bien avancer
Il faut au moins deux appuis
Aimer, raisonner

===================

Le nuage file
Est-ce le vent qui le pousse
Ou perte d'idylle

===================

L'esprit éclairé
Est aveugle sans un cœur
Savoir les rimer

===================

La prison mentale
Nous évite les choix
Sans force vitale


mardi 4 juillet 2017

Série de Haïku 4

Le bateau avance
Si le vent ou les rameurs sont
Reste l'innocence

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Le forgeron sue
Il est concentré dans ses mains
L'ouvrage est conçu

=====================

L'amour est sacré
Rien ne pourra l'arrêter
Même abandonné

=====================

Quand l'oiseau s'envole
L'avenir lui est ouvert
Plus libre qu'au sol

=====================

Si mes larmes coulent
Sur mon âme dénudée
Mon cœur se dessaoule

=====================

Lorsque l'on est plein
On ne peut rien recevoir
Le vide est serein

=====================

Être libéré
C'est n'avoir aucun regret
L'esprit reposé

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Vide est l'Univers
Aucune limite à vivre
Empli par l'Éther

=====================

Quant tout va trop vite
Prenez appui sur votre âme
Car rien ne l'agite

samedi 1 juillet 2017

Série de Haïku 3

L'hivers est profond
La glace ne rompt jamais
Par l'âme elle fond

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Souvenirs d'antan
Ne doivent pas être chaines
Vivre maintenant

==================

L'Aigle est dans le ciel
Déguste nos oripeaux
La vie est un miel

==================

La tasse sans thé
Est un arbre sans feuillage
Plein de vacuité

==================

L'échange est la vie
Reproduction ou parole
L'amour nous sourit

==================

Voir sans regarder
Écouter sans entendre
Les sens libérés

==================

La vallée sans plis
La montagne ses sommets
Le fleuve les lie

==================

La barque enivrée
Est poussée par les courants
La barre tenez

==================

Le vide est partout
Pour ceux qui cherchent à plaire
Ancrez vous sur vous

==================

La Terre est souffrance
Les hommes peuvent se nuire
L'humain songe et panse

==================

Être désuni
Esprit et cœur sont maudits
Vivre l'harmonie

==================

La fleur s'embellit
De ses pollinisateurs
Son don est la vie

Série de Haïku 2

Regarder le lac
Mesurer notre infini
Et poser son sac

==================

Regarder sans voir
Écouter mais sans entendre
L'âme dans le noir

==================

Les saisons s'enchainent
Mais l'été n'est pas l'hivers
Vivre ici et sans chaines

==================

Le passé est vent
Le futur est un mirage
Vivez maintenant

==================

Suivez votre voie
Dans l'harmonie et conscience
La confiance en soi

==================

Le roseau se plie
Le chêne résistes aux vents
Plus longue est la vie

==================

L'amour formidable
Peut s'évanouir dans le sable
Le cœur misérable

==================

La fleur son parfum
L'oiseau son chant son plumage
Moi, j'ai mon destin

==================

Arpenter sa route
Vaut mieux que notre inaction
L'esprit en déroute

==================

Tout chemin commence
Par le pied droit puis le gauche
Toujours alternance

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Le bois n'est pas cendres
Le feu est intervenu
Vivre sans se rendre

vendredi 30 juin 2017

Série de Haïku 1

L'amour incandescent
Guide la voie de la vie
Ravive le temps

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Vivre maintenant
Demain n'a pas d'existence
Sourire au levant

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Pleurer, expulser
Nos poussières dans l'oubli
Et là, exister

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Aimer, pardonner
La haine pousse à la mort
C'est l'humanité

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Le bols se remplit
Si vous goûtez l'existence
Sinon il est vide

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On ne marche pas
Sans qu'un pied dépasse l'autre
Faire un premier pas

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Le pinceau levé
Aucun dessin ne naîtra
Osez le tracé

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Les traces laissées
Par mes pas sont mon passé
Futur effacé

mercredi 28 juin 2017

L'illusion d'exister

Mon cœur solitaire, mon âme est compassion
Mon cœur aime comme un fou pourtant isolé
Mon être m'interdit vers elle toute action
Ses sentiments se sont effacés, immolés

Je ne peux qu'observer de loin celle qui fut
Mon Univers, celle que j'ai cru embrasser
Pour cette éternité, serment porté aux nues
Je ne peux que pleurer loin des regards glacés

Mon âme embrasse autant que possible la vie
L'illusion d'exister, continue de rêver
A un monde meilleur où l'espoir me sourit
Je ne sais si c'est un mythe ou réalité

Ma raison combative voudrait choisir ses luttes
Il est folles quêtes mais qui sont justifiées
Le point d'arrivée n'est pas mon ultime but
Le chemin parcouru, mes pas, sont ma fierté

Méditation pour exister

Une boule au plexus, larmes incontrôlées
Et pourtant rien de neuf, hormis ces questions
Existentielles sur la vie, chemins pavés
Ou laisser sa trace sur l'herbe par friction

Afin de me soigner, je m'assoie et j'expire
Profond et lentement, mon corps droit bien calé
La tête s'élevant, et ma vie qui transpire
Je m'observe de loin et mon intimité

Je prends dans mes deux mains cet étau qui m'étreint
Je le berce comme un enfant que l'on console
Une fois plus léger, il s'envole au matin
De ma conscience émue, je reste là, au sol

Les idées, les passions, tentant de les laisser
Voguer au-dessus de mon lac sans un remous
Être plein et entier, ne plus être blessé
Vivre enfin qui je suis, sans faux-semblant, debout

Faire surgir mon âme inconsciente et si forte
Portant la vérité et mon humanité
Laisser l'Ego, les peurs hors, de mon cœur, des portes
Ce chemin est peut-être à l'échec, las, voué

Mais je me dois encore et toujours d'essayer
Mon esprit apaisé et toujours avancer

samedi 24 juin 2017

Les miaous du Samouraï

Un samouraï péchait au bord d'une rivière
Il attrapa un beau poisson et prépara
Le feu pour le cuire quand un chat s'emparât
Du festin espéré, courroux du guerrier fier

En un coup de sabre, le chat en fut occis
Mais le samouraï s'en voulait et entendait
Partout les "miaous", les oiseaux et la forêt
Les enfants et le sol, tous ses jours et ses nuits

Il demanda à un moine de le sauver
Ce moine lui dit : "Vous êtes un grand guerrier
Et vous n'arrivez pas un miaou à renier !
Vous ne méritez plus de vivre tel damné !"

Il lui ordonna le Sepuku et d'offrir
Son assistance pour abréger ses souffrances
En lui tranchant la tête au moment, délivrance,
En respect de l'homme qu'il fut, son souvenir

Le samouraï se mit à genoux, valeureux
Reconnaissant envers ce moine et sa pitié
Il ouvrit sa veste, tira sa lame acier
Il l'approcha de lui, résolu, lumineux

Le moine demanda : "Les miaous sont-ils là ?"
Le guerrier répondit : "Oh non ! Pas maintenant !"
Le moine en s'éloignant : "Alors s'ils sont absents,
Nul besoin de mourir!" Sa voie s'illumina !

Poésie Zen

La folie, qu'est-ce, si ce n'est un peu de sagesse
Que les autres refusent, leurs vues obscurcies
L'étrangeté de la conscience sans égo
Est un paysage infini où le vide est plain

Une tasse n'est qu'un instrument
Remplissez là d'un thé parfumé
Et elle prend un tout autre sens
Où son existence est en symbiose

Versez le thé sur le sol, absorbé
Et vous n'avez rien accompli,
Les émotions sont saines si elles ne s'enfouissant pas
Dans nos fondations, se répandant sans fin

Tenir dans son cœur celles-ci, les aimer
Le regard au-delà de notre physicalité
Nous sommes des êtres a priori fini
Mais dont pourtant l'infini est à leur portée

L'éveil, sil lent soit-il, est un chemin utile
Arpentez votre voie et remplissez votre tasse
Ne débordez pas, au risque de vous dissoudre
Ouvrez les yeux, respirez en expirant profondément

Expirer, c'est évacuer le stress, les maux
Inspirer est naturel, ne le forcez pas
Chaque action, décision est la vôtre
A l'aune de votre âme, évaluez-là

mercredi 21 juin 2017

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac

La nuit noire envahit la plaine au bord du lac
Les étoiles voilées derrière des nuages
Empêchent la vision claire tel un mirage
L'eau qui coule est à mes pieds ou simple ressac

Je cherche en moi le feu blond qui m'éclairera
Mais ne trouve que vide et la désolation
Dans cette antichambre de ma dévastation
Je cherche une autre voie qui me réveillera

L'avenir est demain, mais demain n'est jamais
Le passé est présent, maintenant est fourbu
Ne pouvant avancer, sans fin et sans début
Le temps s'évapore sur les fleurs du marais

L'horloge fait un tic et mois je suis en toc
L'eau s'étale devant mes pieds enracinés
En durs alexandrins aux rimes fatiguées
Mon histoire n'est que fadaises, que breloques

Je noircis sans rien voir les pages du carnet
Devinant les lignes sans jamais me relire
Je voudrais éviter la folie ou bien pire
Alors je médite pour de l'avant aller

Soulève moi, l'Aigle !

Vole ! Vole, l'Aigle ! Et regarde moi donc !
Suis-je toujours sur la voie ou bien en perdition ?
Sus-je un humain  ou un écorché des passions ?
Suis-je libre ou cloîtré dans ma petite jonque ?

Crie ! Hurle, mon Aigle ! Sauras-tu réveiller
Un espoir dans ce corps pourrissant de ses combles ?
L'avenir n'est plus qu'un demain près de ma tombe.
Où sont les douces voix des anges oubliées ?

Griffe ! Pique, l'Aigle ! Sauras-tu secouer
Cette carcasse grasse à souhait, Bibendum ?
Costume trop étroit, engoncé, peur de l'homme
Ou égo implosé se croyant trop doué ?

Entrouvre tes ailes, mon Aigle et aime moi !
Prends moi sous ton ombre, protège moi du fiel
Fais moi redécouvrir la beauté du ce ciel
Redonne moi la vie, l'eau emplira ma foi

Soulève moi, l'Aigle ! Paysages humains,
Loin des marécages tourmentés de la vie
Dans ces nuages blancs où le vent me sourit
Je veux voir la lumière et vivre entier et plein !

mardi 20 juin 2017

Et il ne reste rien, que ma solitude, que ma solitude

Le vide se forme comme l'eau rentrant dans mes poumons
Je me noie dans cet océan en colère
Je bois mon chagrin, mes espoirs, mes rêves
Et il ne reste rien, tout est dilué, dissolue

Le vide se forme comme le feu qui brûle dans mon cœur
Je ne survis plus dans cet amoureux enfer
Je crame chacune de mes émotions, de mes cris
Et ile ne reste rien, à part cette petite fiole de suies

Le vide se forme comme la terre qui étouffe ma vue
Je ne vois plus rien, enseveli dans mes pleurs amers
Je ne peux plus bouger mon corps, entravé
Et il ne reste rien, tout est dévoré par les vers

Le vide se forme comme l'air qui disperse mes cendres
Je suis léger dans ces nuages gris et fiers
Je ne suis plus, je n'ai plus d'existence ni de temps
Et il ne reste rien, que ma solitude, que ma solitude

La vie nous apprend quoi

La vie nous apprend quoi ? Vivre et souffrir, pleurer
Vivre et aimer, baisées, Vivre et penser, rêver
Notre frêle esquif sur les eaux mouvementés
De nos passions, de nos regrets, de vos idées

Balloter de gauche à droite, avant, arrière
Nos pas trop hésitant sur un chemin de pierre
Surmonter no peines, sans appui comme in lierre
De temps en temps, une main tendue en faitière

Nous poser à l'abri des vautours, de la haine
Aimer et pardonner, avoir une vie pleine
Refuser la colère et la défiance vaines
Mais vivre et ressentir, en quête de l'hymen

La vie nous apprend quoi ? A être plus humain
Garder l'espérance, un possible lendemain
Ouvrir son cœur, son âme et son esprit enfin
Savoir entendre l'eau qui coule entre ses mains

Nous sommes un ruisseau, parfois tumultueux
Nous formons rivières et océans d'un bleu
Que nous alimentons de nos peines, feu
A nous de purifier cette eau des amoureux

lundi 19 juin 2017

Mes yeux s'obscurcissent

Mes yeux s'obscurcissent face à cette vision
Roxane et ses cheveux courts, belle, magnifique
Elle n'a plus de mot doux à mon intention
Elle n'est pas non plus dureté, si magique

Mes yeux se voilent d'un drap, larmes incolores
Elle reste dans mon cœur, ma flamme éternelle
Elle ne brule plus mes sens par métaphore
Mon corps ne connaitra plus son désir charnel

Mes yeux voudraient ne pas se rappeler l'amour
Elle est ancrée dans mon âme à jamais, toujours
Elle est La Femme qui a su m'aimer un jour
Mes nuits de solitude envahissent mon bourg

Mes yeux la contemplent, même de loin, en rêves
Roxane est un songe d'une nuit d'été brève
Elle est mon archange, ma fée, ma javanaise
Mon amour s'éteindra avec ma vie, mes braises

dimanche 18 juin 2017

Écrire plein et entier

Prendre son crayon, ouvrir son cahier numérique
Pacifier son esprit, ouvrir les canaux d'âme
Laisser aller ses doigts, coulant telle une larme
Le long de ses lignes, courbant les mots antiques

Ne pas chercher raison mais éprouver les mots
Comme autant de folies, d'émotions infinies
Sans contingence amère, évadé via l'oubli
Être pleinement dans chaque vers tel émaux

Boire chaque rime, versant le thé du cœur
Cérémonie vitale où l'humain vit encore
Rien n'existe en dehors et pourtant en accord
Faire le vide pour mieux m'emplir de splendeur

Écrire pour toujours, vivre dans ses courbures
Des mots si alignés mais si vivants et flous
Perdre un instant parfois la raison, être fou
Mais aimer, ressentir ce monde et ma fêlure

Retrouver un instant une stabilité
La profondeur de ma tasse qui se remplit
Des âmes m'entourant et qui, là, me sourient
Vivre plein et entier sans peur, abandonné

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 26/ (chapitre 28)

Chapitre 28

Nous avançons très vite dans les couloirs, sas après sas. Une tension est palpable, notamment dans le regard de Jean. A chaque fois qu'il ouvre un sas, je le sens comme pris d'une peur panique, mais qui ne l'empêche pas pour autant d'actionner le mécanisme d'ouverture.

Les près de 100 personnes nous suivent, encadrés par quelques leaders, dont le chef bien sûr, mais aussi le poète et l'architecte. Le poète se tient derrière le groupe, les encourageant à aller plus vite. L'architecte, dans le premier tiers, exhorte avec son timbre de voix grave ceux qui ralentissent.

samedi 17 juin 2017

Laisser une écume blanche

Le vent dans les voiles, le bateau y louvoie
Empli de sentiments d'espoirs et d'aventures
Les flots claquent sur sa coque sans écorchure
Les embruns réveillent l'équipage, leur foi

Le jour, le Soleil luit sur le pont bien lustré
Et les activités s'enchainent sans temps mort
La nuit, la Lune et les étoiles en renfort
Aident à maintenir le caps sans un effort

Le capitaine cherche une terre promise
Un espace vierge d'où leur futur naitra
Il encourage ses compagnons de ses bras
En donnant l'exemple à tous et une âme insoumise

Ne jamais oublier l'objectif du voyage
Ne pas se restreindre, repoussant les limites
Affronter le danger, rire et vivre le mythe
Ce rêve unique pour horizon et rivage

Plus de quarante années à chercher cet éden
L'important n'est pas de le trouver un beau jour
Ou une nuit mais de naviguer pour toujours
Laissant une écume blanche telle un Amen

Voyage initiatique infini et sacré
Une communauté formant un seul esprit
Un seul corps démembré et pourtant réuni
Une vie transcendée, l'amitié bien ancrée

Ma vie n'est pas tracée

L'amour et l'amitié
Le pardon, la sagesse
L'avenir non tracé, j'en suis le charpentier
Je prends tous mes outils, mon âme romanesque

Je ne sais où je vais
Je doute aussi de moi
Pourtant je prends la plume alignant à jamais
Ses vers décomposés pour couvrir mon effroi

Parfois si isolé
Une main me secoure
Et j'écoute ces voix là pour me rassurer
Humanité réelle ou messages plus sourds

Quête d'un idéal
Recherche de beauté
Je me livre sans fard et mes passions dévalent
Sur mon petit cahier, l'égo mis de côté

Parfois aussi le Spleen
L'autre face de l'âme
Les vagues sur mon lac où ma tristesse dine
Le ciel se reflète, poussant mes pions à dame

Au ciel vole mon Aigle
Bienveillant, parfois rude
Il ne m'oublie jamais, sa critique est la règle
Elle est bénéfique, brisant mes peurs absurdes

Je voudrais m'élever
Quitter vos faux-semblants
Mensonges déjoués, du flot me libérer
Vivre et être à jamais, signer tout de mon sang

Ma vie n'est pas tracée
Le brouillard est partout
Les pieds au bord du gouffre et les sens agités
Chemin de la raison, ou délire d'un fou

vendredi 16 juin 2017

Ville rouge, Rues bleues

Ville rouge, Rues bleues
Les piétons volent par dessus les bancs
Les mariages ne sont plus annoncés
Les faire-parts de naissance s'envolent
Le lac ondule au grès des nuits
Le vent le caresse d'un amour impur
L'horizon voit le Soleil se noyer
Dans un feu d'artifices arc-en-ciel
Si l'hiver parvient à me rattraper
Je prendrais mon chapeau pour fermer les yeux

Ville rouge, Rues bleues
Les voitures sont à l'arrêt
Le temps s'enfuit devant l'espace
Les sirènes chantent un air mélancolique
Mais mon bateau ne saurait s'arrêter
Les voiles de parchemins gribouillés
Racontent mon histoire sans intérêt
L'ancre parfois s'efface au grès des larmes
Mais je reste debout
Je ne rendrais pas les âmes

Ville rouge, Rues bleues
Les bicyclettes affrontent le bitume
La chaleur fait fondre le goudron
S'arrêter, c'est s'engluer
Alors il faut pédaler encore et encore
Les poissons dans le lac étouffent
La rivière semble tarit
Je prends ma pioche et ma pelle
Et je libère le nouveau torrent
Mes frères aquatiques revivent enfin

Ville rouge, Rues bleues
La terre tourne et les têtes avec
Les passions se déchainent
Et je prends mon parapluie
M'abritant des échos de l'orage
Je file droit devant vers mon avenir
Mon chemin n'est pas tracé
Mais pas laissent une empreinte
Et si c'est un désert ou un gouffre qui m'attend
J'aurais au moins vu de mes yeux

Ville rouge, Rues bleues

Le samouraï et le moine (Zen)

Le samouraï et le moine assis ensemble
Dans le cour d'un temps ne disant un seul mot
Le moine prépare le thé, âgé mais qui ne tremble
Le sabreur, au regard aiguisé, suis ce flot

Il observe les mains, la posture, la tête
Il ne trouve aucune faille dans ce moment
Son habitude est de provoquer la défaite
En profitant d'un trouble en l'humain, il attend

La cérémonie prend fin, la tasse tendue
Même à cet instant, rien, le moine reste entier
Le sabreur, à l'affut, la saisit d'un salut
Et il boit pat trois fois ce breuvage émietté

Le liquide est amer, pourtant il est ému
Et le moine sourit, le sabreur est surpris
"Cher ami, sans sabre, vous vous êtes vaincu
Trop concentré sur moi, oubliant votre vie"

"Expliquez-moi, moine !" Le moine boit son thé
"Dans votre art, pour vaincre, vous devez être bol"
Désignant la tasse, "capable d'exhorter
La vie qui vous entoure et de la faire belle"

"Au contraire voici ce que vous pratiquez"
Et d'un geste très lent, il renverse la tasse
Le thé se répandant, puis la pose inversée
"Là, vous êtes vide, plus rien ne vous embrasse"

jeudi 15 juin 2017

Aubade astrale de douze pieds

Mes racines sont profondes et encrées
Elles nourrissent tous les bourgeons du futur
Contre la pesanteur des enjeux du passé
C'est une élévation d'une sève si pure

Parfois un parasite attaque mon écorce
Je me dois de freiner cette putréfaction
Le temps que le Soleil illumine mon torse
Chlorophylle de mes pensées en rédemption

J'essaye de croître mais sans faire de l'ombre
Aux autres vies autour, plus précieuses que moi
Tantôt bâtisseur et tantôt vide et décombres
Là sont mes fondations régies par mes émois

Alors la Lune me prend dans ses bras, douceur
Mon amie constante, ses rayons m'apaisant
J'invite les autres à admirer son cœur
Je la soutiens quand un nuage est déplaisant

Ma sève transforme mes mots en des prières
Rythmés par la danse de ces astres parfaits
De douze pieds chacun, ma peine était hier
Maintenant je rêve d'avenir et de paix

Mélodie naturelle

Si le vent souffle autour en balayant les feuilles
Amertume et remord s'envolant tout au loin
En faisant balancer les cimes de la forêt
De nos purs sentiments, les garder à jamais
Bercés entre nos bras, notre âme pour témoin
L'air frais nous ravive le cœur, l'esprit, sans deuil

C'est une mélodie naturelle et splendide
Elle s'infiltre en nous, commençant par les basses
Qui raisonnent amour, calme et sérénité
Puis les aigus portent la joie, la liberté
Les violons alertent hier, les jours qui passent
Et l'avenir, l'espoir emplissant tout ce vide

Au revoir parapluies, ombrelles et chapeaux
Nous sommes mis à nus, nul lieu où nous cacher
Enfants de nos passions, l'humanité portée
Comme un bel étendard, non guerrier mais rêvé
Et nos cheveux aux vents, nos idées aérées
Volant avec l'Aigle, la vie comme un cadeau

mercredi 14 juin 2017

L'ange déchue

L'ange déchue observe avec quelque tristesse
Ses ailes dispersées en plumes invisibles
Elle vit et pleure comme un humain risible
Elle, hors du temps, reste enfermée en détresse

Elle fut, est toujours aimée mais s'est coupée
De ce mirage qu'est l'amour incandescent
Était-il trop brulant, Icare s'effondrant
Était-il trop brumeux pour vivre son ballet

A l'abri des regards, elle voudrait rêver
Liberté et beauté, mais la nuit l'envahit
L'espoir défiguré, mais que sera sa vie
Autrefois lumineuse, aujourd'hui évadée

Où est le vent, futur d'un temps toujours changeant
Celui qui la portait dans les cieux chatoyants
Par-dessus les contrées humaines en souriant
Où ce souffle pur, ses cheveux caressant

Demain n'a plus de sens, hier n'en avait pas
Maintenant est sa vie, elle doit avancer
Un pas après l'autre, perte d'infinité
Pleurer, souffrir, rire, pour tout vivre ici bas

Mas elle restera au plus profond de moi
Mon Ange, mon amour, source de mes émois
Elle demeurera dans les astres ma loi
Préservant ses plumes si reviendrait sa foi

mardi 13 juin 2017

Automatique : L'oiseau bleu s'élève dans les cieux

L'oiseau bleu s'élève dans les cieux
Il n'est plus aussi sombre qu'avant
Silencieux il demeure mais il vole dans un ciel sans nuage
Son allure est majestueuse et emplie de splendeur

La Lune brille tout autant qu'avant
Mais elle n'a plus cette couleur camarde
Elle luit et éclaire les buissons de ma vie
Elle m'entoure de cet amour universel

Si les poètes vouent un clair obscur à ce astre
Sans doute est-ce parce qu'elle reste mystérieuse
Qu'elle change constamment, du noir au blanc
Qu'elle est montante et descendante

Le triptyque Terre, Lune, Soleil est un tableau
Que tout artiste voudrait inscrire de ses pinceaux
Que se fusse à l'encre de chine, en couleurs
Ou par de simples mots alignés maladroitement

Et l'oiseau bleu réussit à fusionner ces trois forces
La force tellurique, la force magnétique, la force de la vie
En une passion qui nourrit mon espace
Mon esprit et ma conscience

Je ne fuis plus devant mon chemin
Je l'assume, pas après pas
Chemin parfois difficile et incompris
Mais chemin de vie, chemin d'esprit, chemin de cœur

Oublier

Oublier, faculté qui me serait utile
Je n'oublie rien mais je pardonne les erreurs
L'injustice et même les mensonges, les peurs
Y compris mes propres erreurs indélébiles

Je me nourris de tout pour emmagasiner
De l'expérience afin d'anticiper
Toutes conséquences mais ne peut l'expliquer
Cassandre en presque tout car je peux me tromper

Combien de fois aurais-je pu là rappeler
"Je vous l'avais bien dit" mais cette phrase est dure
Elle n'est pas audible aux esprits, écorchure
Alors je reste coi, s'ils veulent ignorer

Voir quelqu'un qui va se noyer sans réagir
Ou sans le prévenir est hors de ma conscience
Mon on me reproche, confondant la prudence
Le message porté et le messager, ire

Je ne peux pas sauver quelqu'un qui ne veut pas
Je ne suis qu'un humain et ses limitations
Si l'autre est à l'écoute, alors c'est l'intention
Qui me pousse à marcher à côté de ses pas

L'égo

L'égo, un moteur mais aussi un puissant frein
Il nous pousse à aller de l'avant, dans des lieux
Où personne jamais n'est allé, dans les cieux
Et rêver un futur pouvant être demain

C'est une énergie qui dépasse la raison
Comparable à la foi, pas dehors mais en soi
Elle est positive si en phase avec ses choix
Sa conscience et morale, ouvert et sans prison

Mais l'égo peut être mauvais, dévastateur
S'il ne prend pas en compte, amour, l'humanité
Qui nous entoure et souffre ou qui voudrait aider
Il peut empêcher la communication, peur

C'est alors une grotte où l'on s'enferme seul
Or l"humain est sociable et nier cette évidence
Conduit à l'extrémisme, isolement, démence
Sa vie est un enfer, son esprit devient veule

Peser pour chaque action l'impact autour de soi
Rester équitable et accepter d'autres voies
Ne jamais imposer, respecter l'autre voix
Ne pas exclure mais inclure aussi leur choix

Pile ou face, l'égo peut être une magie
Blanche ou noire, l'âme reste son point d'appui
Décidant du côté, il détruit ou bien luit
Mais il ne détruit pas que l'autre mais sa vie

dimanche 11 juin 2017

Automatique : A l'écoute des vibrations

Le Soleil vibre autour de moi
L'univers continue sa valse
La Terre porte mes pieds et absorbe ma souffrance
La Lune fait rêver mon esprit de possibles futurs

L'ouverture de l'âme vient consolider mes jours
Mes nuits sont les incandescences de demain

Fermer les yeux mais voir quand même
Écouter les vibrations, du niveau le plus fin
Les quanta, les protons, neutrons, électrons
Les atomes, les molécules, le vivant
Les astres, les galaxies, l'Univers
Tout ceci est vibrant d'une seule voix

L'esprit humain se complet à compter
Quand il est plus simple d'écouter
Le raisonnement est utile, pour agir mieux
Mais la légèreté, la distanciation sont pour agir bien

Les émotions font parties de nous
Ne pas les refuser, les accepter
Mais ne pas en être prisonnier
Ressentir mais ne pas subir

Espérer mais surtout agir pour ses rêves
Peu importe si l'on est le seul à les porter
Si le sens est en harmonie avec soi
Avec sa conscience et son âme
On ne peut pas se tromper

Faire confiance en nos pouvoirs, nos capacités
Pour mener à bien notre chemin

Une seule lueur dans la nuit suffit
Aux bateaux de ne pas dériver
Chaque être humain peut être un phare
Si minime soit-il
Il éclairera l'horizon d'autres

Information Photos-Relais (POESIE CLUB "Amour du Beau")

Bonjour à toutes et à tous,

Je tenais à faire une précision car mes hésitations et mes essais erreurs ont pu conduire certaine personne à interagir avec la collection "Photos-Relais (POESIE CLUB "Amour du Beau")". Je suis désolé de cette méprise de ma part.

Elle a été déplacée dans une communauté privée. J'ai tâtonné comment aboutir au résultat souhaité.
Les poèmes n'étaient pas ma propriété et donc les voir sur mon blog me gênait.

Cette communauté est privée car je n'ai pas encore reçu l'autorisation des auteurs d'en faire une public.

Il est néanmoins possible de demander à être inscrit en tant que lecteur (les posts sont issus de la communauté d'origine POESIE CLUB "Amour du Beau").

Pour le moment, l'inscription est donc sur demande que j'envoie. Plus tard, un lien automatique sera mis en place.

Bien à vous,
251

samedi 10 juin 2017

Trouble existentiel

Un trouble existentiel s'empare du vaisseau
Qui me portait contre vents et marées, solide
La barre inoccupée et la vigie est vide
Dérivant, les voiles affalées, un tombeau

L'équipage est parti, même les rats ont fuit
Je reste sur le pont, ne sachant plus que faire
Dans les cales, la proue, la poupe, partout j'erre
Les nuages m'englobent, plus un jour mais des nuits

Tant de questions posées, pour aucune réponse
Le doute m'envahit, l'avenir se disloque
Je n'ai aucun soucis, mon âme est ventriloque
Elle s'élève sans mes lèvres telle ronces

 Le silence infernal de mes mots assoupis
Essouffle mon futur composé de sirènes
Chantant à me rendre fou, dévoilant ma gène
De n'être pas celui qui sauvera sa vie

Mon aigle est revenu, plus pressant que jamais

Mon aigle est revenu, plus pressant que jamais
Son regard scrutateur vaut l'inquisition passée
Qui crois-tu donc être ? La vie n'est qu'un ballet
Où, toi, piètre danseur, du Sol tu n'as les clefs

Ses yeux noir, l'image de mon puits sans lumière
Absorbent mes pensées dans un tourbillon lent
Quelle est donc ta valeur ? Dans ce monde d'argent
Un humain ne vaut pas les habits qui l'adhèrent

Se tenant à distance, en ami, par respect
Ou pour ne pas planter ses serres dans mon cœur
Penses-tu avoir un rôle, une mission ? Pleure !
Cet océan humain t'oubliera sans regret

Ses ailes se déploient, me cachant le Soleil
Et la Lune blafarde, assombrissant mon âme
Comment influencer lors que l'esprit en drame ?
Ouvre les yeux et vois ! Où est donc ton éveil ?

Ses ailes brassent l'air, vent de folie soufflant
Dans mon esprit fragile, envoutant mon amour
Tu n'est pas différent, autant qu'eux tu es sourd !
Veux-tu continuer, chemin en faux semblant ?

Ne sais pas qui je suis, pourquoi je suis ici
Si j'ai une valeur, perdu dans l'infini

vendredi 9 juin 2017

Incompris

Incompris, mes mots sont ignorés, oubliés
Déformés, détournés, occultés, déniés
Je m'exprime encore et encore sur des faits
Les gens ne voient que leur doigt et pas la forêt

Est-ce ma faute s'ils oublient ou se complaisent
Dans un monde dont les fondations sont de glaise
Je vois la galaxie, eux ne voient que l'atome
La logique et le pragmatisme mes idiomes

L'illusion et la peur sont leur triste moteur
Des courbes, des listes rassurent leurs humeurs
Mais ces chiffres créés par eux sont irréels
Ces listes absurdes construites sans modèle

Tous les rappels à la réalité sont vains
Perdus dans leur rêves forgés sans lendemain
Je ne veux plus plier, mais je peux pardonner
Ma conscience est maître, leurs ordres ignorés

Et le principe de réalité ne peut
S'accommoder du faux, du déni, du scabreux

Diamant de larme

                                 Mes goûts
                                  Dictions
                           Toujours debout
                          En          réflexion
                    Les larmes sur mes joues
                  Diamants  de mes  passions
              Suis-je un produit de mon dégoût
            Le       résultat       d'une         fiction
           Ais-je été élevé pour n'être que ce fou
      Ais-je pris des chemins portant la dépression
           Suis-je un homme Suis-je un des loups
                 Ma  voie est-elle  une  sanction
                    Ce    tunnel   a    un    bout
                      Ou trou noir et pression
                          Si    je    suis     fou
                            Mes convictions
                                Sont floues
                                   Fissions

jeudi 8 juin 2017

Un jour, émoi et moi

En plein jour je me fuis, j'oublie pourquoi je suis
Emporté par le flot de mes contributions
Engagé au travail, esclave sans passion
Sans doute utile à la communauté réjouie

La nuit je m'enfonce dans un sommeil profond
Perdu dans les limbes de Morphée amoureuse
Je ne vis pas non plus, l'âme n'est pas heureuse
Elle est en statue, oubli de toute ma raison

Le soir je suis face à mon isolement terne
L'écran luminescent comme seul compagnon
Le clavier pour ma voix dans un silence long
L'égo de résister à ce reflet en berne

Le matin, délivré de cette camisole
Les pensées translucides affrontent mes larmes
Me racontant toutes sortes de mélodrames
Lors que je reconnais vrai du faux, les symboles

Vient alors l'écriture ouvrant méditation
Mes sens et ma raison reprenant le dessus
Pour chaque mot gravé disparaît la sangsue
Et mon être survit à ses propres passions

Introspection

L'introspection pour mieux s'ouvrir à l'univers
Regarder non plus via mes yeux mais via mon cœur
Ouvrir le troisième œil, par mon souffle défaire
La brume du passé qui renferme mes peurs

Voir mes pieds sur le sol, mon chemin à tracer
Souffrir mes exister, Pleurer mais espérer

Se tromper, corriger, m'adapter, c'est la vie
Ne peut être béât ou stupide, un mouton
Mais pardonner le vide emplissant les esprits
Autour de soi, prendre leurs mains, sortir du fond

Réchauffer mon hiver, voir fleurir le lotus
Couter ses peines mais ressentir bien plus

Vivre et survivre encore à chaque jour et nuit
Suivre sa conscience en accord avec son âme
Et à sa mesure, retirer ce qui nuit
Éclairer les humains grâce à toutes leurs flammes

Ni un savant, ni meilleur, progresser chaque jour
Pas donneur de leçons, mais faire don d'amour

mercredi 7 juin 2017

Le feu brule en mon cœur

Le feu brule en mon cœur
Il projette alentours des milliers d'étincelles
Il voudrait revivre le passé par parcelles
Cendres de l'âme sœur

Mais l'oxygène fuit
Et le combustible est détrempé jusqu'aux os
Seul mon rêve maintient la chaleur sous ma peau
Ne fut plus qui je suis

La lumière s'efface
Doucement dans la nuit, cette Lune amoureuse
D'une Comète au loin s'échappant, malheureuse
Lune noire, trépasse

Je tiens mon chandelier
Le protégeant du vent glacé de mes matins
Là, entre loup et chien, je poursuis mon chemin
Écrit sur sur ce papier

Mais pourvu qu'il ne brule
Effaçant les traces d'un être et sa conquête
Celle d'un avenir refusant la défaite
De perdre une virgule

mardi 6 juin 2017

La solitude est un hiver

La solitude est un hiver qui ne prend fin
Les jeunes pousses sont bloquées, sans aucun fruit
Les oiseaux se cachent, leur chant ne font de bruit
Et la nature est nue, cimetière d'airain

Je lutte, réchauffant via la petite flamme
Mon corps et mon âme, soumis à ces frimas
Ma méditation seule épargne mon trauma
Mon Soleil intérieur, ma Lune est ma Dame

L'air vient hurler sur mes tempes au sang frappant
Au rythme d'une vie qui se perd dans le vide
Les foules défilent devant mes yeux livides
Et le silence est lourd, plaine en guerre d'antan

Je regarde mon cœur avec ma compassion
Je pardonne cette comédie si humaine
Je ne peux m'absoudre mais pleure mon hymen
Mes larmes sont douces, j'inscris mes fondations

Lentement, mon esprit se calme et se réveille
A la chaleur, l'envie de vivre et d'exister
Après m'être enterré, l'espoir ressuscitée
Je me lève et je sors enfin de mon sommeil

Le temps s'efface

Le temps s'efface autour de ma barque tangente
Le tic ne fait plus tac, les vagues font plic-ploc
De mon œil intérieur, je voix les figurants
Ces émotions sablées, sans valeur car en toc

Mon lac pétrifié n'est pourtant pas plus lisse
Ses courbes, poitrine de mon amour perdu
Abritent un doux cœur qui me met au supplice
Sa surface, reflet flétri par son refus

Je joins les mains, non pas pour prier l'au-delà
Je le respecte mais c'est à moi de guérir
Mes visions s'éclairent, laissant passer le glas
De mes douleurs, larmes qui me font dépérir

Je me connecte à ma petite flamme avide
De briller, d'exister, je puise dans la Terre
L'Eau, l'Air, le Feu : la Vie. Enfin je me décide
Je suis, plein et entier, ici n'est pas l'enfer

L'espace sans frontière illumine mon âme
Je cherche à dépasser ma propre condition
Et le temps fusionne, là mon chemin s'entame
Souffrir, pleurer, aimer, pardonner mes passions

lundi 5 juin 2017

Automatique : L'ivresse des sentiments contradictoires

L'ivresse des sentiments contradictoires fait remonter le flux
De ma rivière dans son lit abandonné de toutes formes de vie
Le bonheur d'aimer, la perte de l'être aimé à jamais
La haine perçue, les mensonges, les allitérations des visions contre moi

L'eau de ma rivière est un torrent d'où aucun poisson
Ne peut survivre
L'eau de mes pleurs, acides, se mélange à son flux, poison
Ne peut sourire

La montagne que j'essaye de construire est rongée par son courant
Elle creuse un ravin de pressions mentales sur mes fondations
Au sommet, la neige éternelle me réconforte et calme mon esprit
A genoux, les mains posées en méditation, j'observe le temps
Il fuit, le Soleil et la Lune s'enchaînant l'un à l'autre

Mon isolement n'est pas une grotte d'un hermitte
Je vis et souffre
Mon isolement est un espace ouvert aux vents froids
Je vois mon gouffre

Le lac, au fond de la vallée, reflète le paysage, déformé
Ses remous sont toujours fréquents et sa surface ravagée
Je mets toute mon énergie pour rester stable et serein
Aimer et pardonner, vivre et exister, malgré la solitude

Mon esprit tendu vers le ciel, mon cœur suspendu à ce fil
Mais qui me comprend
Mon âme accrochée à la Terre, puisant sa force tellurique
Mais qui m'entend

Le Soleil réchauffe mon cœur via des amitiés multiples
Moi qui ai toujours eu si peu d'amis véritables
La Lune calme mon âme et lui apprend la sagesse
Même si le chemin est difficile et longe des ravins de détresses

Mes enfants sont mon avenir, mais les verrais-je assez
Pour participer au leur
Mes enfants sont mon univers, je voudrais les aider
Voir fleurir leurs fleurs

Ma flamme intérieure vacille mais je la maintiens précieusement
L'espoir ne peut pas s'éteindre, je dois me défendre mais pas me battre
Non violent, mais pas passif, je ne tendrais pas la joue droite
Mais je ne prendrais pas les armes, trop de respect pour la vie

Pourquoi suis-je donc condamné à cette thébaïde
Je veux faire mieux chaque jour, gavroche
Pourquoi suis-je donc incompris, inentendu malgré mes efforts
Moi qui ne veux que le bien de mes proches

Amour et Solitude

L'amour est toujours là, en journée et la nuit
Mais la solitude est elle aussi permanente
Elle assombrit mon ciel de nuages sans pluie
Le vent est chaud et sec, les vagues déferlantes

Dehors l'été pointe mais l'hiver est présent
Dans mon paysage sentimental aride
Et cette collision, chaud et froid, me pourfend
Comme une larme sur ma joue en goutte acide

Ma Roxane en mon cœur, un vide sidéral
Envahit mon présent, coupé du passé
Autrefois mon Soleil, mon énergie vitale
Aujourd'hui un trou noir aspire mes pensées

L'amitié me soutient, gonfle toutes mes toiles
Mon bateau navigue contre vents et marées
Même s'il prend l'eau dans ses fondations, l'étoile
Brille au-dessus de lui, banni, et d'écoper

dimanche 4 juin 2017

Automatique : 3 juin 2017, Londres assassinée

Quand l'ignorance conduit à la violence
Quand l'ignorance conduit à la haine
Quand l'ignorance conduit à la détestation de l'humanité
Quand l'ignorance conduit à l'abandon de son humanité

Les religions sont à leur naissance une philosophie de vie
Elles apportent le réconfort, l'espoir en une vie meilleure
Mais une fois stabilisée, une fois disparu le fondateur
Les jeux de pouvoirs reprennent le dessus

Les premières à en souffrir, toujours, sont les femmes
Car elles portent l'avenir de l'humanité en elle
Et les hommes de s'emparer de cette philosophie
Pour la codifier, la rigidifier, à l'inverse des enseignements initiaux

Les hommes prennent le pouvoir de toutes les façons qu'ils peuvent
La guerre, l'argent, la violence, la force brutale
Et la religion n'est alors qu'un instrument au service du pouvoir masculin
Elle est alors une déviance du message original

Les enseignements de Bouddha se retrouvent dans ceux de Jésus,
Juif, lui aussi, et en opposition à sa religion statufiée
Il est l'un des prophètes de l'Islam, qui reconduit la bonté et le partage
Et nous pourrions ainsi continuer la liste

Alors pourquoi tant d'ignorance, pourquoi ces luttes sans fondement
Pourquoi ce refus de la vie humaine, la notre, la leur
Pourquoi oublier les messages originaux
Si ce n'est pour répondre à un désir de pouvoir de quelques un

Les victimes sont à pleurer, et les bourreaux à comprendre
Comprendre ne veut pas dire pardonner
Mais savoir pourquoi cet abandon d'humanité
Afin que nos enfants ne suivent pas le même chemin, encore et encore

Automatique : Poussières d'étoiles

Poussières d'étoiles, nous déambulons dans le sidéral
Les comètes s'enivrent de notre passage
Les Soleils brillent, comme des grands-parents
Retrouvant leurs petits enfants

Nous voyageons dans notre tête
Emplis de milliards de galaxies

Nous souvenirs, nos désirs se mêlent et forment l'espoir
Notre corps abrite le petit bout de flamme originel
A nous de la préserver, de ne pas l'éteindre
La voir grandir, sans nous consumer

Nous sommes toujours de ce monde terrestre
Ils nous faut nous élever mais sans oublier notre condition

L'ascétisme n'est pas bénéfique, comme tout excès
La colère n'est pas un moteur
La béatitude impuissante ne conduit nulle part
Nous sommes vivant, il nous faut donc agir

Et être dans notre action, plein et entier
Ouvert à ce monde où tant de choses restent à découvrir

Notre soif d'apprendre et d'aimer sont nos clefs
L'humanité à fait des bonds de géant grâce à quelques un
Penseur, artistes, inventeurs
Mais aussi forgerons, boulangers, cultivateurs

La vie partout, la passion dans ses actes
Le respect pour ses compagnons

L'avenir commence maintenant

La main posée au sol, les yeux vers les étoiles
L'âme respire à fond l'air frais de l'espérance
Le cycle de la vie se produit dans l'errance
De ce flux parcourant l'ensemble des émois

Le Soleil et la Lune assemblés un instant
Embrassent cette aura innée, la réchauffant
Le doux lac des pensées est calmé, clapotant
Contre la barque émue de l'être omnipotent

Être partout en soi, accordé à ce monde
Comme un violon jouant une mélodie pleine
Parfois triste, envoutante, emportant toute peine
Vivre au rythme de ces notes qui vagabondent

L'avenir commence maintenant, aujourd'hui
Le passé un courant d'air déjà déplacé
Loin de soi, tout au plus pouvons nous corriger
Nos erreurs d'antan en avançant sous la pluie

Ces gouttes parfois drues sont une douche ouvrant
Le cœur à pardonner, la haine est un fardeau
Plus léger, notre amour n'en devient que plus beau
L'espoir n'est pas demain, l'espoir est inspirant

samedi 3 juin 2017

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 25/ (chapitre 27)

Chapitre 27


Jean et le chef me regardent, semblant apeurés, surement de ma possible réaction. Mais il faut qu'ils se lancent, le temps nous manque ! C'est Jean qui démarre le bal.

Ego-Journal 72

Ce matin, je suis dans mon barque, sur mon lac, dont la surface est secouée. Ce n'est pas l'orage, mais un tangage qui me mets mal à l'aise. Mon âme se plaint, mon cœur pleure, ma raison est affaiblie. Mais je vois toujours le chemin à parcourir, et le courage est là, toujours présent, me poussant à avancer encore sur cette voie pour exprimer ma voix.

La rose s'effeuille

La rose s'effeuille chaque soir et matin
Ses épines vives fouettent toutes les veines
Accélérant le rythme amoureux et mutin
Le sang afflue à fleur de peau, support d'hymen

Chaque pétale est un bas que l'on désengage
Jarretelles ôtées, glissant le long des tiges
Chacune transformant ces moments en voyage
Où les sentiments font de chacune un prestige

Le parfum que dégage à tous vents cette rose
Vaut tous les souvenirs d'une vie bien remplie
Un instant suspendu où tous les sens explosent
En super-nova de la passion assouvie

Profitez de cette fleur rouge qui embaume
Vos peines, vos douleurs, faisant couler des larmes
De bonheur infini, ciel étoilé sans dôme
Moi, à jamais loin de sa grâce, de son charme

L'espace et le temps

L'espace et le temps fuient ma raison, ma maison
Demain était hier et là-bas est ici
Aujourd'hui se dissout dans un ballet de plomb
Une danse inconnue qui me pousse à l'oubli

Je sais que je suis mais ne sais pas quand je suis
Je sais que je vie mais ne sais pas où je vis
Le passé reste mon présent qui partout luit
Non pas mes souvenirs, mais les siècles finis

Dans un autre univers où les âmes se parlent
Une autre époque, ancienne, où l'honneur et l'éthique
Guidaient les personnes, compassion et sans arme
Une main sur le sol, l'autre sur le cœur, symbolique

Mais je ne suis pas un saint et ni même un modèle
Mes forces limitées, en équilibre instable
Je ne peux raconter que ce qui se révèle
En moi, expériences, l'espérant transposable

Je ne sais où je vais mais je sais d'où je viens
Mon temps n'est pas le vôtre, à vous de le trouver
Mon chemin m'est propre, celui qui me convient
Pas après pas, chaque jour un peu plus rêvez !

Trouvez votre destin
Vivez votre matin

vendredi 2 juin 2017

Mon âme sous la cascade bruyante

Mon âme se tient sous la cascade bruyante
De ce monde énervé, les pieds dans mes pensées
C'est un flot continu, blanches lances saillantes
Manquant de me noyer lors que je suis embourbé

La boue de mes idées noires devient prison
M'empêchant d'avancer, freinant mes impulsions
L'écume submerge mon subconscient, fiction
D'une communauté soumise aux émotions

Il me faut méditer pour retrouver le sage
Ignorer ses gouttes d'eau qui perlent mon front
Et m'élever, vivant, sortir du marécage
Pour reprendre mon long chemin, sans ces affronts

Un jour j'avancerais bien plus léger que l'air
Ce jour ma liberté sera renouvelée
Mon avenir possible en dehors du désert
Sentimental et ma passion non limitée

Cimetière des éléphants

Ma peur la plus profonde est qu'un jour la violence
De l'être aimée, noyée, submergée dans la haine
Explose contre moi, me blessant, la souffrance
ET moi sans réagir, prenant les coups, la peine

Me défendre ? Jamais, je pourrais la blesser
Jamais je ne pourrais me pardonner, je l'aime
Et même si ma vie se trouvait en danger
Si sous ses coups je dois mourir, devenu blême

Au portes de l'Enfer, je lui pardonnerais
Mon sang pour mes larmes, je n'éviterais rien
Effondré à terre, je me relèverais
Non par défit, mais pour m'isoler sans soutient

Tel au cimetière des éléphants, caché
Disparaître à sa vue, partir en dignité
Pour éviter ce sort, paix et sérénité
Sont mes mantras pour nous, chaque jour et nuité

En désaccord ne veut pas dire le conflit
Je défends l'intérêt de mes enfants chéris
Non, je ne cherche pas la lutte ou le mépris
Mon amour pour Roxane à jamais l'interdit

jeudi 1 juin 2017

Thébaïde de l'aimée

Puisque ne peux aimer à nouveau une femme
Car mon cœur est donné, reprendre c'est voler
Il ne me reste que la compassion de l'âme
Un amour bien plus pur, sans exclusivité

Ceci n'est pas un choix, c'est moi et ma nature
J'aurais pu préférer pouvoir papillonner
Aller de cœur en cœur, de corps en corps, luxure
D'un être abandonné, être un peu plus léger

Mais ma constitution, au-dessus de vos lois
M'empêche de mentir, de jouer avec vous
Je vis et je souffre, j'ai mes propres émois
Mais de mon couple, je reste amoureux fou

L'histoire est bien finie, elle n'est plus que cendres
Un pays dévasté d'où rien ne peut renaître
Pourtant je garde au plus profond, dans mes méandres
Une flamme à jamais nue, cachée sous mes guêtres

Elle donne force à chacun de mes espoirs
Elle éclaire ma vie dans les jours bien trop sombres
Mes rêves embellis deviennent mes prétoires
Je vis, je suis quand même et ne suis pas mon ombre

L'amour était pourtant l'alpha et l'oméga
Et toutes mes pensées, mes actions, tourmentées
Par ce but ultime, loin de tout apparat
Mais je suis condamné, thébaïde de l'aimée

Je t'ai perdue, Je suis à nouveau moi

Je t'ai perdue un soir d'hivers, si froid, si sec
Cela faisait longtemps déjà que tu partais
Mes yeux ne voulaient pas l'imaginer, jamais
Tes mots une lame, le signal d'un échec

Je t'ai perdue dans un silence sinueux
Ma raison étouffant mon être dévasté
Et mes maux ignorés, la logique a parlé
Dans ses chemins glacés de nuages brumeux

Je t'ai perdue dans mes nuits, dans mes jours, éclipse
Ma lumière éteinte, cognant contre les murs
Mon esprit éperdu, mes rêves sans futur
J'ai cru disparaître, ma vie dans une ellipse

Agenouillé, les yeux fermés, méditation
J'ai observé les flux et reflux des passions
Je les ai laissés me traverser sans friction
J'ai accepté, je suis devenu ma fusion

Face au lac, surface troublée, j'ai inspiré
L'air vif s'est déployé dans toute ma conscience
En quête de l'éveil, d'amour et de patience
Le temps s'est ralenti, enfin j'ai expiré

Mon lac de se lisse sous mon souffle léger
Mes sentiments sont là mais n'en suis pas esclave
Ma logique m'aide mais n'est pas une entrave
Ma conscience dicte mon chemin libéré

Une main sur le sol, l'autre au ventre
Le flux de l'énergie me traversant, blancheur
Soignant mon âme et mon cœur, sans plus de torpeur
Je suis à nouveau moi, je retranscris mon centre

mercredi 31 mai 2017

La liberté commence par une idée

La liberté n'est pas que dans l'action physique
Elle commence par une idée empathique
Elle prend racine dans son cœur, son éthique
Contre les préjugés et la pensée unique

Penser et réfléchir sont des biens si précieux
De là tout découle, le droit de voyager
Propriété, d'être équitablement jugé
De choisir sous ses cieux les chemin de sa vie

Croire ou ne pas croire et échanger ses idées
Pouvoir changer d'avis, fonction de la raison
Ou d'autres points de vue, jamais en trahison
Vivre sa vie en paix, toujours sans se renier

La subordination du travail devenant
Une équipe soudée, du plus haut au plus bas
L'intérêt de l'humain primant devant l'argent
Le collectif plus fort que de ces gains l'appât

La liberté d'être un idéaliste entier
Et vivre ses rêves, toujours se relever
Refuser l'injustice et rester indigné
Ne jamais fermer les yeux, pouvoir exister

Mon littoral

La vague déferle sur ma plage embrasée
Le froid de l'une vient calmer mes irruptions
Non pas figé, glacé, toujours mes émotions
Se terrant, cadavre d'un esprit dévasté

L'écume se répand sur mes rives salées
Comme autant de tâches sur un tableau de maître
Coups de pinceaux sur mon âme, puis se remettre
Mais avant les odeurs d'un corps décomposé

Les crabes gris marchent de travers sur mon sable
Comme certaines de mes pensées décalées
Avançant, longs couloirs, dédales dégagés
Me cognant ma tête, songes inconvenables

Le bernard-l'ermite se fige puis s'enferme
Dans son château, comme mon monde solitaire
Essayant de trouver dans son propre univers
Une raison de vivre, de son futur le germe

Balayé par les vents, mon littoral s'émeut
Des souvenirs bruyants en vers de poésie
Laissant glisser ses maux mais sans aucun oubli
Je suis un paysage en mouvement verbeux

mardi 30 mai 2017

Visite nocturne

Mon Ange Roxane, pourquoi cette visite ?
Je me suis trouvé au dépourvu, dédite
Tu es rentrée dans ma chambre, ce cœur rigide
Tes mots invisibles dans mon âme livide

Cette entrevue dura longtemps, mon esprit sourd
A toute raison, là, emprisonné d'amour
Mon Aigle fut tardif à me porter secours
Mon corps tremblait déjà telle peau d'un tambour

Tes ailes déployées dans mes songes bleutés
Venaient sur mon visage implorant m'étouffer
Je savais être en un rêve idéalisé
Mais ma passion luttait pour rester enfermé

Il aura fallu tous les cris de l'Aigle ami
Ses coups de bec, serres saisissant son esprit
Ce fantôme passé pour reprendre ma vie
Me réunir enfin, calmé, toujours proscrit

Puis, mon Ange envolé, j'ai ouvert grand mes yeux
Le troisième surtout, retrouver mon milieu
L'Aigle me consolant comme un ami précieux
Pour qu'à ce fantôme, je puisse dire adieu

Automatique : Quand l'orage gronde en nous

Quand l'orage gronde en nous
C'est un cheval au galop les yeux bandés
Il fonce droit vers la falaise des amours déçues
Il lui pousse des ailes pour mieux perdurer

Quand l'orage pleure sur nos cœurs
Assaillis d'éclairs, Zeus en colère contre notre cadavre
Cadavre, oui, car nous sommes alors déjà pourrissant
Rien ne pourra retenir notre chair sur nos os

Quand l'orage se calme, noyau du cyclone
Méfions-nous des oiseaux, ils se terrent
Ils savent que tout ne fait que commencer
Et nous nous repaissons de notre décomposition

Nous sommes notre propre diner
Auto anthropophage, affamé de colère
Véhicule sans frein à pleine vitesse
Attendant le grand boum, le grand splash

En voulant détruire l'autre, nous nous annihilons
En voulant haïr, nous nous détestons
Alors que le ciel est si beau, la mer si bleue
Le cheval peut être un compagnon de voyage

Laissons donc ces rituels inutiles de côté
Même blessé, nous serons plus fort
Notre pardon est infini, et rien ne peut l'altérer
Et notre vie sera de chair, de sang, de cœur

Le Soleil plonge dans le lac

Le Soleil plonge dans le lac de mes émois
Ils en rougissent, non de honte, de plaisirs
Le ciel embrasé voit l'ami voler, désir
De liberté, ailes déployées sans effroi

Le lac accueille cet astre si bienveillant
L'horizon les mêle, bonheur des amoureux
Sans aucune vague, attendant leurs adieux
Pour une nuit, longue, demain sera vaillant

Une fois englouti, la Lune prend sa place
Elle aussi reflète son aura magnifique
Magie ancestrale où l'homme puis l'éthique
L'espoir et les rêves glissant à sa surface

Le calme se répand, éclaire au plus profond
Le lac qui vit, qui est, l'avenir devant lui
En amont, son amour le remplit sous la pluie
En aval, ses ruisseaux déversent son pardon

L'Aigle plane au-dessus sans un bruit, sans un cri
Il voit même un reflet de lui-même et sourit
Demain s'élèvera à nouveau, en vigie
Chassant les orages, accueillant les amis

lundi 29 mai 2017

L'enfant tient dans sa main l'avenir de l'adulte

L'enfant tient dans sa main l'avenir de l'adulte
Il rêve à des mondes imaginaires et beaux
Il rêve à des bonheurs simples, parfois centuples
Il rêve, envoûte cet homme, ses idéaux

L'enfant ouvre ses yeux, lui montre l'infini
Il voit les étoiles, la Lune, son amie
Il voit la nature, les arbres pleins de vie
Il voit, lui enlevant cette canne blanche

L'enfant ouvre son cœur, sa quête de l'amour
Il rit, il pleure mais continue d'avancer
Il "est", intense et beau, ses passions sans contour
Il "est" et permet à l'homme de résister

L'enfant pardonne tout, n'a aucune rancœur
Il voit ces gents absents, plongés dans leur désert
Il voit les âmes bleues, riches, sans pesanteur
Il laisse le passé, vit le présent sincère

L'homme tient la main de cet enfant bien en lui
L'homme plonge autour ce regard blanc vers autrui
L'homme aime et pardonne, il est aussi esprit
L'homme "est" ce bel enfant, son âme et poésie

dimanche 28 mai 2017

Lune sur ce lac reflétée

Voici mes tempêtes dans mon crane isolé
Qui deviennent une simple brise d'été
Elle porte l'Aigle bien haut dans l'éthéré
Il me survole avec bienveillance, calmé

Je le fixe un instant mais le Soleil le cache
Regarde alors ce lac dont le plan est sans tâche
La Lune prend place, mon Aigle se relâche
Je peux voir, même loin, s'exprimer son panache

Ma barque héberge mon cœur là rassuré
Elle glisse sans bruit, la fureur éloignée
A la surface, mes iris à la nuitée
Acclimatées voient un visage questionner

Aucun son si ce n'est le souffle au fond de moi
Son regard indécis, est-ce un reflet d'émois
Enfouis dans mon âme, mon égo sans un Toi
Un souvenir bleuté susurré sans ma voix

Le temps se fige et mon Aigle plane léger
Le futur est une porte dont j'ai la clef
Joignant mes mains, Lune sur ce lac reflétée
J'observe mes pensées, mes pleurs, mes vanités

Alors je saisis ma plume et mon encrier
Et d'un seul mouvement, ma main vient dessiner
Mon poème se forme en vie sur mon cahier
Puis le temps reprend, je peux enfin respirer

Ego-Journal 71

Je vais m'inspirer d'une conversation avec quelqu'un que j'apprécie pour essayer d'expliquer qui je suis, comment je suis, car il semblerait que l'on se méprend souvent sur moi. Je ne dis pas que cet égo-journal remettra les pendules à l'heure, mais au moins aurais-je essayé...

D'abord, qui suis-je et pourquoi cet avatar Cyrano et ce symbole de mon blog : "Spleen et Idéal" de Carlos Schwabe ? Er pourquoi cette quête d'absolu ?

samedi 27 mai 2017

Automatique : L'Aigle me soignant, à sa façon

La douleur de l'autre s'empare de moi
Mon Aigle plonge ses griffes dans mon cœur
Je saigne abondamment et nage dans un lac rougi de larmes
Mon Aigle serre mon coup et étouffe ma raison

Je suis aveugle parmi les mal-voyants
Et je me jette contre les murs pour leur éviter de se faire mal
Je lacère mon âme pour ne pas devenir ce que je ne suis pas
Je pardonne mais je pleure, je saigne, je crie

L'Aigle relâche alors son étreinte et m'entoure
Ses ailes me réchauffent et me protègent de ma pluie
L'hiver s'est emparé de mon univers
La lumière respire encore en moi, tout au fond

Et l'Aigle de son corps abrite ma petite flamme
Je la vois se raviver, reprendre de la force
Je peux alors à nouveau sortir du gouffre
Je peux voir à nouveau et mon lac se calmer

Ma surface est à nouveau lisse, les émotions
Sont là mais elles passent et je les laisse aller
Mon chemin continue, mes pieds passent l'un devant l'autre
Pas après pas, l'Aigle en envol au-dessus de moi

Les inséparables, oiseaux merveilleux

Les inséparables, des oiseaux merveilleux
Qui vivent, exception, un amour éternel
Une fois en couple, leurs vies, bien que charnelles
Sont à jamais unies, et ce sous tous les cieux

Ils ne se séparent jamais, restent ensemble
Quelque soit le nombre des années écoulées
Quelle est cette magie qui les maintient soudés
Jamais une échappée pour que leur voies ne tremblent

Si l'un des deux vient à mourir, second miracle
Le dernier, fidèle, restera à jamais
Seul dans le souvenir d'un couple si parfait
Leur amour est unique et il en est le sacre

De nos jours, les humains passent de l'un à l'autre
Changent, telle chemise, un amour pour un autre
Produit de consommation où l'égo se vautre
Ce chemin n'est pas le mien, il  peut être vôtre

Tout comme ces oiseaux, mon cœur une fois pris
Je ne peux l'offrir car il ne m'appartient plus
Je demeurerais seul, mais resterais ému
Non triste mais vivant, car mon cœur reste épris

Je sais, le divorce est banalisé, fréquent
Mais permettez à mon cœur d'être différent

La plume du poète est son médicament

L'envie de hurler ses émotions, ses douleurs
Et son ventre étripé, écartelé sur place
L'avenir incertain, les doutes qui nous glacent
L'esprit accaparé, ensablé dans ses peurs

La plume du poète est son médicament
De l'âme et de son cœur, pour un instant, il rêve
Il vit, il existe, pour un instant la trêve
Du désespoir et ses rimes sont des onguents

Distance du papier, il reprend le contact
Avec la nature qui l'entoure, ébloui
Ses pieds encrés au Sol, toujours en harmonie
Ses vers donnent le La à l'opéra, son pacte

Il observe ceux qui souffrent et, compassion
Caresse leurs âmes, les poussant au voyage
En laissant derrière eux leurs biens trop lourds bagages
Espérant que leur cœur absorbe la passion

L'auteur ne peut savoir si son imaginaire
Ses réflexions sur le sens de la vie, l'amour
Sauront trouver écho ou resteront trop sourd
Pour les rares lecteurs de son petit bestiaire

Quoi qu'il en soit, il est crucial de partager
D'aimer, de pardonner et toujours d'avancer

vendredi 26 mai 2017

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe

Sans un bruit ni souffle, l'aigle sombre m'observe
Je ne peux chasser mes démons, mes fondations
Sans cesse ils reviennent dévoyer mes pulsions
Et je lutte, survivre encore avec ma verve

Chaque maux s'empare de mes lettres bleutées
Sur le papier doré de ma vie éveillée
Mais je les enferme dans mes rimes taillées
Pour que mon âme espère un avenir rêvé

Plus les vers s'enchainent, plus je ressens l'envie
D'aller plus loin, plus haut, partager cet amour
Ce pardon que j'applique à chacun chaque jour
Refusant le repli sur soi ou le mépris

C'est un combat sans fin dont je ne sortirais
Pas vainqueur, car bien trop d'ennemis partout
Mon temps est las conté et mes forces à bout
Qu'importe ! Je me bats ! Je me bats sans arrêt !

C'est inutile, en vain ? C'est bien plus beau sans gain
Combat solitaire ? N'en soyez pas si sûr !
Nous sommes une armée dont le cœur reste pur
Un jour peut-être mon chant sera un refrain

Je ne le verrais pas, mais je sème un futur
Que suivront mes proches, en leur âme et conscience
Pour enfin exister, refusant l'insouciance
Vivre et rester humain, sans peur et sans blessure

L'aigle m'entoure de ses ailes déployées
En m'emportant plus haut, proches de mes semblables
Me protégeant du froid et du vent qui m'accablent
Il brille au firmament, Lune de mes pensées

L'arbre s'élève

L'arbre s'élève, années après années, fécond
Ses racines loin dans la terre si fertile
Il puise sa force, son courage fragile
Dans ses fondations si subtiles, sa passion

O, il ne pousse pas droit, parfois tortueux
Il ne grandit pas vite, à peine perceptible
Pas bien haut, mais tout seul, pas bien beau, mais sensible
Ses feuilles absorbe le Soleil vertueux

Le vent le balaye, bruissement de ses branches
Et l'homme assis sous son ombre majestueuse
Profite, mélodie naturelle et heureuse
De cet instant de calme, enveloppant ses hanches

L'homme entraperçoit les rayons du Soleil
Jeux de lumière ornés de cent colorations
Du vert au gris, du rouge au brun, la création
De cet arbre résonne en lui, une merveille

L'homme aussi puise ses forces dans cette vie
Ses pieds ancrés au sol, sa raison affutée
Ses passions envoutées et son âme apaisée
Sa gorge est nouée mais son silence est écrit

Il n'est pas droit, parfait, il n'accomplit pas tout
Il se trompe parfois mais tend vers l'idéal
A force de rêver, s'approche des étoiles
Le calme de cet arbre emporte ses remous

jeudi 25 mai 2017

Titre provisoire : l'isolement ultra connecté 24/ (chapitre 26)

Chapitre 26

En pleine nuit, bien que profondément endormi, j'entends des bruits sourds devant la porte de ma chambre. Mes sens refont surface en un éclair, comme un signal d'alerte incendie vous saisit et vous pousse instinctivement à vous lever et prendre les décisions nécessaires.
Mon comguide ne me livre que des bribes de messages, la chambre devant être une forme de cage de Faraday, mes comme les voix sont devant la porte, le filtrage est incomplet.

Chimère illuminée

L'espoir, l'amour et la tendresse se mélangent
Alchimie du bonheur dans un espace temps
Hors de nos atomes, de ce monde dément
Corps contre corps, baisers sont des ponts vers nos anges

Le temps se suspend à nos lèvres amoureuses
L'espace est infini et nos navires prêts
A découvrir au sein de ce vide parfait
Des univers si bleus aux fleurs délicieuses

Les parfums des émotions emplissent nos poumons
D'effluves enivrées, diffusant l'avenir
Libérés, accomplis, plus q'un simple désir
Dissouts et fusionnés, mélodie d'un violon

Nous sommes un et deux à la fois, partageant
Nos âmes avides de l'autre, nos regards
Plongeant au plus profond, dressant notre étendard
Comme une pluie douce d'été, bouquet d'amants

Et si tout ceci n'est qu'un rêve imaginaire
Sa beauté illumine au plus profond mon âme
Redressant ma tête, un songe n'est pas un drame
Et ma plume glisse le long de ma chimère